Les attentes : Après quatre saisons inégales dont les deux dernières en demi-teinte, on commençait un peu à désespérer de nos Desperate Housewives préférées... Et puis est arrivé le season premiere de cette dernière livraison avec un bond de cinq ans dans le futur. Une nouvelle donne, de nouveaux enjeux... Marc Cherry oserait donc enfin prendre des risques à la hauteur de nos attentes. Alors faux bond ou nouveau départ ?

Le bilan : (Re)découvrir Gaby, des kilos en trop, sans maquillage et deux enfants bien potelés sous le bras valait son pesant de cacahuètes. S'amuser de Bree, encore plus mécanique qu'une Stepford Wife, était un joli clin d'oeil. Constater l'échec de l'éducation molle de Lynette avait quelque chose d'assez savoureux. Voir Susan enfin sans son plombier de Mike, on était presque au paradis ! Et cerise sur le gâteau, on avait même droit au retour d'Edie, la plus bitch des housewives. De plus, entre deux sarcasmes et trois facéties, la série a su distiller tout au long de la saison un petit parfum d'actualité – certes pas très réjouissant puisqu'il s'agit de la crise – mais qui soudainement lui a donné une certaine substance, une certaine teneur à laquelle nous n'étions pas habitués et ce n'était pas pour nous déplaire. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et c'est là qu'on écrit "mais"... Tout cela était bien joli MAIS n'a pas tenu sur la durée. Le ravissement éprouvé lors des premiers épisodes est retombé comme un soufflé. Marc Cherry démarre comme un sprinter alors qu'il court le 400 mètres. On est à peine arrivés à mi-saison qu'on commence déjà à s'ennuyer ferme avec des enjeux qui n'en sont plus, doublés d'une intrigue "policière" qui ne revêt aucun mystère puisque toutes les clés nous sont livrées dès le début et on a plus qu'à attendre péniblement jusqu'au dernier épisode d'en être enfin débarrassé.


Monsieur Cerise, s'il vous plaît, regardez d'un peu plus près vos actrices et plus particulièrement les formidables Marcia Cross et Felicity Huffman, condamnées à ne plus jouer que la caricature de leurs personnages dont elles ont déjà fait le tour mille et une fois. Avec des talents si subtils et singuliers, on enrage de ne les voir qu'à 10 % de leurs capacités. C'est un peu comme contempler un chef d'oeuvre inachevé... Frustrant ! Et pour ajouter à la déception, le season finale est tout simplement navrant avec un suspense qui nous fait tressaillir à l'idée de la saison à venir. Non là, vraiment, il faut sauver les Desperate Housewives.