Les attentes : Entre la disparition de l'île à la fin de la quatrième saison, le retour des "Oceanic Six" sur la terre ferme et le "We have to go back, Kate" de Jack qui remonte déjà au final de la saison 3... autant dire qu'on était sur des charbons ardents, impatients de savoir 1/ ce qui allait suivre après le "Schloooppfff" (bruit de l'île qui disparaît) et 2/ comment les Six allaient revenir sur l'île.

Le bilan : Promesses tenues. Dès le début, la saison démarre sur les chapeaux de roues avec une série d'épisodes au rythme quasi hystérique avec des flashs spatio-temporels en veux-tu en voilà qui surgissent capricieusement et emmènent les survivants coincés sur l'île à différentes époques, passées ou futures. L'astuce, imparable, ne manque pas de décrocher quelques mâchoires au détour de rencontres fortuites (ou non) ou d'un plan magnifique qui révèle une statue gigantesque. Tant et si bien que ces fameux flashs qui se manifestent par un éclair aveuglant et étourdissant finissent presque par provoquer sur le spectateur les mêmes maux de têtes qu'aux survivants de l'île. Du côté des personnages, on se réjouit de les voir explorer de mieux en mieux toutes les nuances de gris pour mieux nous confondre et nous perdre, une fois encore. Peu à peu, Locke et Ben, à couteaux tirés, s'imposent plus que jamais comme les maîtres de l'île fascinants de manipulation et de certitudes implacables qui nous laissent pantois. Comme des disciples acharnés, ils se livrent corps et âme à cette île toujours plus captivante, terre de miracles ou terre maudite, qu'ils vénèrent telle une divinité.