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La Commune
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1x2 - Chacun pour soi

« A la Commune, le seul jour facile c’était hier », annonce Hocine pour introduire le second épisode. Et la difficulté, aujourd’hui, pour les habitants est de réussir à éviter le plan de restructuration des lieux imposé par le maire et ne pas risquer se retrouver à la rue. Aux côtés de l’avocat d’Isham, Anita monte au créneau et médiatise l’affaire. Les deux s’unissent contre Pietta et son conseiller, Alexandre Vincent. Celui-ci semble être le véritable stratège politique et son ambition dévorante et perceptible en fait un concurrent direct du maire. Ce duo instable peut, donc, céder devant une union populaire.

Amadi utilise la décision communale à son profit, l’agitant par le biais de son avocat sous les yeux des habitants. Bien que le personnage manifeste de l’empathie, la volonté de puissance qui s’en dégage nous conduit à penser qu’il brigue le pouvoir sinon officiel, du moins de manière officieuse. Et rien de tel que l’adhésion du quartier pour y parvenir. Car le spectateur s’interroge sur les raisons qui ont poussé Isham à revenir habiter la cité lorsque son succès littéraire aurait pu l’emmener ailleurs. Il en est un autre qui ne se tranquillise pas depuis le retour du protagoniste, à savoir Housmane, le maître de l’ombre de La Commune. Rien d’illégal ne se fait dans le coin sans passer par lui. Le fait que le religieux attire l’attention sur les problèmes de la population locale n’est pas de bon augure pour son business. Son lieutenant Milan, plus exposé, est nerveux quant à la présence des journalistes sur son terrain de jeux.
En parallèle, Denis Moreau traîne sous l’immeuble d’Amadi comme un loup cherchant sa proie et semble l’attendre de pied ferme. L’inévitable se produit et les deux en arrivent à se croiser lors de la première tentative de sortie du religieux encore vivement traumatisé par des années de prison. Le jeune flic le frappe violemment. Isham ne réagit pas et il faut l’intervention de Dubar pour mettre un terme à l’escalade.
 
La réaction qui s’ensuit dévoile à quel point l’anciennement Lazare est torturé. Il se frappe devant son avocat, ayant du mal à contenir une colère somme toute logique lorsque l’on vient d’être cogné. Il préfère retourner sa propre rage contre lui plutôt que se défendre contre son agresseur. Sa passivité précédente n’est, donc, pas un acte pris en pleine conscience et assumé. Un autre point troublant et révélateur de la nature multiforme du personnage central est la remarque qu’il livre à Hocine, le seul à être conteur et acteur de La Commune. Tandis que le coiffeur s’étonne qu’il ne sorte pas à la rencontre des gens, Isham lui répond que si il y a une chose qu’il a apprise, c’est que l’être humain est un cochon dans lequel il n’y a rien de bon. Et avec raison, le barde se demande, alors, comment on peut être croyant et cynique.
A d’autres égards, dans cet épisode, la violence hausse d’un degré. La plus marquante provient d’une scène entre Milan et sa « compagne ». Ayant découvert qu’elle était enceinte, celui-ci la bat à coups de pieds dans l'estomac pour tuer le fœtus.
 
Que ce soit dans les propos ou les actes, la rage est, ici, omniprésente jusqu’au cabinet du maire. En apparence bien sous tout rapport, à l’intérieur se livre une bataille stratégique entre Pietta et son conseiller. Pour l’instant, le décor se plante à La Commune et les personnages principaux apparaissent avec plus d’évidence. Le ton est donné, teinté de réalisme et de violence. A suivre dans les prochains épisodes comment les intrigues mises en place évoluent.    

Critiques   article(s)

1x8 - Au nom du Père (879 mots)
1x5 - Compassion (830 mots)
1x4 - Contre nature (890 mots)
1x3 - Hérédités (852 mots)
1x1 - Visite guidée (805 mots)

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