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La Commune
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1x7 - All power to the people?

Malheureusement, cet épisode est d’une qualité inférieure aux précédents, comptant parmi les moins bons. Il est correct sans plus. Tout d’abord, les dialogues habituellement énergiques sont formatés et attendus, avec un abus certain de « phrases toutes faites » et d’adages quelque peu redondants. C’est essentiellement le cas d’Amadi qui ne communique que par proverbes interposés. Lors d’une confrontation avec Anita, suite à son refus d’association, il lui dit pour la convaincre que « les chaînes les plus solides sont souvent le fait des alliages les plus improbables ». Cela irait au spectateur si ces dictons étaient rares mais ils ne cessent de ponctuer les conversations du protagoniste. Dans le souci de traduire l’esprit de coercition du religieux, le scénariste exagère son trait et fait de lui un livre ouvert, fermant ainsi la porte à toutes les nuances. Cela est sans doute le but, cependant cette démarche annule la complexité d’Amadi.

Passé cette impression de facilité scénaristique, le spectateur découvre que la caricature commence à se dessiner sur d’autres des anti-héros. Cela signe une certaine déception à les voir incarner des truismes. Ici, le seul à maintenir la curiosité et l’intérêt en éveil reste Housmane. Tout en retenue, il réussit à entretenir une distance nécessaire et ainsi à ne pas se révéler entièrement. Par ailleurs, le lien avec le 6 n’est pas évident, on s’accroche pour rallier les wagons entre eux. La mise en scène reste d’un bon niveau, avec ce rendu d’une réalité froide et crue. Les personnages portés en exergue sont cette fois Yazid et Isham. C’est autour des univers des deux que les intrigues continuent de se tisser.

Fikry et ses deux acolytes s’exposent davantage, devenant à leur tour des chasseurs pour garantir leur survie à La Commune. Mais l’histoire se répète et comme du temps des jeunes Lazare et Daoud, l’un des trois se révèle plus faible. Sur la base d’une intrigue similaire, il est intéressant de lire que les stratégies de mise en échec, de prise de pouvoir sont toujours accès sur un coup identique qui consiste à sacrifier celui qui est fragile. A bien des égards, les méthodes employées ne sont guère différentes de la jungle. Le postulat de départ est simple : un terrain de jeux, des prédateurs et des proies. La seule différence avec la nature animale réside dans le fait que les casquettes peuvent changer de tête et dans la conscience du choix. Une proie peut devenir un prédateur et inversement. Lorsque quelqu’un est pris en chasse, sa seule survie passe par l’application d’un énoncé basique. Premièrement, il doit savoir qui le chasse. Si il sait se montrer inoffensif et accessible, ce dernier se présentera à lui sans qu’il ait besoin de le chercher. Ensuite, si le chasseur apparaît plus faible, le chassé le tue, si au contraire il est plus fort, il le mène sur une autre proie pour que sa faim soit apaisée. Ce guide de survie sert de ciment à l’intrigue générale. Toutes les stratégies mises en place par les personnages quelque soit l’histoire opèrent sur ce schéma unique. Pour l’essentiel, le prédateur se révèle plus fort que son adversaire, cela lui évite de prendre des risques inutiles et mener une course perdue d’avance. Alors, lorsque la chasse s’ouvre, il est fréquent de voir les moins concernés payer la facture.

Et c’est cela aussi qui déçoit dans l’épisode, l’évidence avec laquelle le tableau se dévoile aux yeux du spectateur. Il y a un danger à ce que la suite des événements ne lui donne raison. Auquel cas, l’impression d’un effet de surprise amoindrit et d’une intrigue globale caricaturale se justifiera. Le seul moyen de revenir à la qualité des épisodes précédents est de multiplier des changements de direction insolites pour les personnages, de les emmener là où l’on ne s’y attend pas et ainsi complexifier la règle : Prédateur – proie. 

Critiques   article(s)

1x8 - Au nom du Père (879 mots)
1x5 - Compassion (830 mots)
1x4 - Contre nature (890 mots)
1x3 - Hérédités (852 mots)
1x2 - Chacun pour soi (810 mots)
1x1 - Visite guidée (805 mots)

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