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Dr. House
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1x4 - Panique à la maternité

Pour un épisode enthousiasmant, une livraison médiocre. Ce serait aller vite en besogne que de résumer ainsi Dr House. Force est néanmoins de constater la grosse hétérogénéité de ce show capable du très bon comme du très quelconque d’une semaine à l’autre, voire au cours de la même soirée. Après la réalisation enlevée de Bryan Singer dans l’épisode 3, il faut ici se contenter de celle nettement plus ampoulée de son directeur de la photo habituel, Newton Thomas Sigel. Tout dans cet épisode qui joue déjà par son thème sur la corde sensible, puisqu’une épidémie touche la maternité de l’hôpital et menace directement la vie de plusieurs bébés, est sursignifiant. Du bébé soumis au confinement et aux sons hautement anxiogènes d’un scanner, aux scènes d’annonce du décès aux parents mortifiés sur fond musical en passant par l’inévitable tentative de réanimation vaine d’un des nourrissons, tout a déjà été vu cent fois et mis en scène de la même manière.

Bingo en ce qui concerne le Dr Cameron : il se confirme qu’elle est bien le personnage le plus émotif du casting. Ses questionnements existentiels ont malheureusement du mal à interpeller, surtout après plusieurs saisons en compagnie des internes en chirurgie de Grey’s Anatomy, autrement moins lisses. Heureusement que le Dr House est là pour mettre les pieds dans le plat et éviter à sa sexy assistante de plomber définitivement l’ambiance. La partie consultations de l’épisode le met en présence d’une jeune femme désarmante de naïveté atteinte d’un incurable « parasite ». Avec elle, le cynique médecin s’en donne à cœur joie. Confronté à l’épidémie qui touche les nouveaux-nés, il révèle par ailleurs une éthique assez personnelle, n’hésitant pas à entreprendre des tests grandeur nature, quitte à perdre au passage des patients. House est un joueur, il a la compétition dans le sang et n’hésite pas à s’affranchir des règles pour triompher. L’important c’est le résultat explique-t-il à l’avocat de l’hôpital.

Dommage justement que l’énigme se résolve moins sur un coup de dés, une audace, que sur un coup de chance total, pas provoqué et bien pratique. Le réalisateur peut bien alors nous propulser à l’intérieur du corps humain, modélisation des microbes en 3D à l’appui façon Les Experts, on a compris. Pas la peine d’en rajouter. On se permettra de prescrire plus de sobriété et un scénario mieux ficelé pour la prochaine fois.

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