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Rome
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1x5 - Négociations

Comme le précédent, l’épisode 5 s’ouvre sur le campement de Pompée. Sous la tente, Cicéron, Caton, Brutus et Quintus assistent le consul pour la rédaction d’une lettre de réponse à la demande de trêve de César. Mais Pompée ne veut pas perdre complètement la face. Il accepte l’accalmie mais refuse de rencontrer Julius. Une manière de garantir son honneur en ne s’abaissant pas à négocier directement avec un homme qu’il juge comme lui étant inférieur. C’est sans compter sur l’habileté de César. Dans une autre lettre, ce dernier titille l’ego de son adversaire en épousant son jeu, une tactique bien connue pour découvrir son ennemi, agir comme lui. Pompée accepte la rencontre et Julius, sous bonne escorte, marche vers le campement du Consul. La dernière image de l’épisode montre un César, aux abords du quartier ennemi, à la fois curieux et inquiet de ce qui l’attend. L’intrigue de fond donne encore l’avantage au nouveau chef mais le spectateur sent le vent tourné, en raison des premières failles du dictateur apparues dans l’épisode 4 et aussi parce que le « sans faute » en politique est toujours suspect.
 
Par ailleurs, la reprise du pouvoir par Julius n’assure pas la cohésion de la plèbe et le sénat est encore acquis, en majeure partie, à la cause de Pompée. Seuls, la force militaire et l’appui de quelques courtisans craintifs sont derrière lui. Sa position reste fragile. La cité s’appauvrit, le silence règne dans les ruelles et sous l’hémicycle vide du sénat. Lorsque la caméra longe les murs de Rome, le spectateur peut lire les premiers grafs dépeignant un César plus occupé à satisfaire les désirs de sa maîtresse Servilia qu’à gérer la république. Ces premières rumeurs galopantes influencent Julius qui rompt définitivement avec sa fidèle. Par rancune, Celle-ci lui jette un sort ainsi qu’à Atia qu’elle juge responsable de son échec sentimental.
 
 
 
Du côté des protagonistes, Vorenus accepte à contre cœur sa nomination comme premier préfet. Deux raisons à cela, il n’aime pas l’image de Rome sous César et il souhaite se rapprocher de sa famille et rester un simple citoyen semble le meilleur moyen d’y parvenir. Malheureusement, il n’a guère le choix. Son fond de commerce d’esclaves est tombé grièvement malade. Il ne peut plus en vendre un seul. Sans le sou, il finit par accepter la proposition de Marc Antoine. Et Lucius, tête baissée, rempile comme soldat, le grade ne changeant rien à son humeur taciturne. On le voit, alors, traverser une place mal à l’aise dans son costume et honteux de servir l’armée.
 
Mais les scènes les plus intéressantes de l’épisode se déroulent entre Pullo et Octave. Atia engage Titus comme professeur d’armes, chargé d’enseigner à son fils, les « arts virils ». Une certaine complicité naît entre les deux. Octave, malgré son jeune âge, est d’un esprit vif et étrangement mâture. Alors qu’ils se reposent après l’entraînement, Pullo demande conseil au fils Julii. Ayant surpris la femme de Vorenus avec un autre homme, il ne sait quelle décision prendre. Ensemble, ils capturent l’amant afin de le faire parler. Sous la torture psychologique exercée par le jeune patricien, ce dernier avoue être le père naturel du fils de Lucius. A l’image de sa mère, Octave se révèle être un fin manipulateur, capable de déceler le mensonge chez l’ennemi. Le spectateur sent le rôle que peut jouer un tel stratège dans quelques années. Il possède, déjà à son âge, toutes les qualités du politicien. Cet épisode donne du galon à Octave qui prend en charisme. Le personnage se révèle d’une intelligence remarquable et sans nul doute qu’il tiendra une place importante dans la suite des évènements.
 
L’épisode 5 s’achève donc sur un statut quo en faveur de César mais sa position recèle de faiblesses, chaque jour plus nombreuses. Octave peut nuire au dictateur en révélant son épilepsie, Servilia se range du côté de ses adversaires, la misère de Rome peut inciter la plèbe à se révolter. La position est pour Julius mais les cartes à jouer sont, désormais, dans les mains de Pompée.        

Critiques   article(s)

1x11 - Espoirs déçus (1017 mots)
1x9 - Tromperies (1157 mots)
1x2 - Guerre et sexe (908 mots)

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