Une nouvelle fois, nos deux personnages de fiction sortent un peu malgré eux de leur relatif anonymat. Après avoir décimé une dizaine de gladiateurs censés donner la mort à Titus Pullo, Vorenus et son camarade accèdent au rang de héros populaires. On leur consacre des pantomimes et les murs de la ville se couvrent de leurs exploits fraternels. Naturellement, cette nouvelle aventure n'est pas du goût de César, qui voulait, pour des raisons politiques, éviter de faire des vagues concernant l'assassinat que Pullo a perpétré. Mais voilà, les circonstances sont encore favorables aux deux hommes de l'ombre du dictateur, et César, malgré la désobéissance de Vorenus, n'a d'autre choix que... de le promouvoir au lieu de le punir. Le dirigeant n'a qu'une hantise : perdre le soutien de la Plèbe, sur laquelle il base toute sa doctrine politique au détriment des Patriciens. Ce souci lui dicte une nouvelle mesure pour saper un peu plus l'influence des gardiens traditionnels de la République. A l'instar de Vorenus, subitement nommé sénateur de Rome (au grand dam de Cicéron, qui voit en lui "un vulgaire plébéien"), César engage une politique d'assimilation des peuples conquis, dont les chefs sont invités à rejoindre les bancs du Sénat. Le grand homme est coutumier du fait : ils transforment ses anciens ennemis (la noblesse gauloise, celte, belge...) en alliés. Les intentions sont fallacieuses, mais il affiche clairement son but, en continuant à humilier et à fragiliser la noblesse romaine : "Je veux un siège au Sénat pour les meilleurs hommes du pays, pas seulement les plus riches vieillards de Rome." En d'autres termes, avec d'évidentes arrières pensées démagogiques, César veut créer une illusion de méritocratie universelle pour contrer l'oligarchie romaine. Outre ce gonflement artificiel d'une centaine de sénateurs, César poursuit une politique volontariste et ostentatoire de grands travaux, en voulant, quel symbole, détourner le cours du Tibre.
Au début de cet épisode final, les deux "couples" impliquant Vorenus semblent aller pour le mieux. Niobé et lui filent le parfait amour, ce qui donne l'occasion d'une réflexion humoristique sur la conception du mariage dans les mœurs romaines. L'intérêt y prime sur l'amour. "Des mariés qui s'aiment dès le début, ce serait étrange", s'amuse Niobé face au désir exprimé par sa fille aînée. Le couple Vorenus-Niobé fait désormais partie des notables. Sa consécration est l'accession à la propriété lors d'une cérémonie touchante de bénédiction de leurs terres aux alentours de Rome. Le second couple, que Vorenus forme avec Pullo, est lui aussi reconstitué lorsque ce dernier se réfugie chez ses amis, qui le recueillent une nouvelle fois dans un état lamentable. Pullo réussira par ailleurs à convertir la haine que lui voue Eirene en amour profond lors d'un dernier plan dans la campagne romaine. Mais la scène finale la plus forte revient à Servilia, qui satisfait sa perversité en annonçant en temps réel à Atia et Octave la mise à mort de César, et donc leur déchéance. Servilia en fait la promesse : elle se vengera à petit feu de son ennemie intime. Sans savoir que c'est elle-même que cette vengeance consumera.
Fraîchement parachuté sénateur, Vorenus poursuit son ascension au cœur des plus hautes institutions romaines. Il servira surtout de garde du corps personnel à César, bien conscient que "[sa] garde peut éloigner [ses] ennemis, mais [qu'elle] ne peut rien contre [ses] amis." Le leader pressent une trahison imminente, que confirment les cauchemars prémonitoires de son épouse. Les conjurés, menés par Cassius, animés par le fantasme d'un parti étranger et populaire qui submergerait la pureté de la noblesse romaine, décident de passer à l'action, non pour commettre "un vulgaire meurtre", mais "un acte honorable, à la lumière du jour, à l'intérieur du Sénat, de [leurs] propres mains". Brutus sera symboliquement le bras armé de la République et de la vengeance de sa mère, qui mène pour lui une cérémonie de bénédiction auprès de leurs ancêtres. C'est lui qui achèvera son père spirituel dans un silence de mort, après que celui-ci a été lardé de coups de couteaux comme un taureau dans l'arène du Sénat. Vorenus a été éloigné de César par la révélation de l'identité de Lucius, qui n'est pas son petit-fils, mais le fils adultérin de sa femme. Cette initiative de Servilia, en plus de rendre César vulnérable, déclenche la colère de Vorenus et le suicide de Niobé. Tout autant que l'assassinat de César côté public, ce drame privé, qui hantera Vorenus jusqu'à sa mort, pose les bases dramatiques de la saison 2.