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Benoît Cohen et Éléonore Pourriat

Archi et école de cinéma à l‘université de New York pour lui ; lettres, traduction et rêve d’actrice pour elle : lorsque Benoît Cohen et Éléonore Pourriat se rencontrent il y a plus de dix ans, c’est pour ne plus se quitter.

Couple à la ville et compagnons d’écriture, ces deux admirateurs de César et Rosalie signent trois longs-métrages en commun, dans lesquels elle joue et qu’il réalise. Aujourd’hui, ils relèvent le défi du petit écran en donnant une suite à leur film Nos enfants chéris, sous forme de série. Alors que Canal Plus a entamé la diffusion de la première saison, ils nous racontent leur passage du cinéma à la télévision.

D’où vient l’idée de prolonger le film en série ?
Benoît Cohen : C’est Canal Plus qui nous l’a proposé. Nous, on avait tourné la page et on n’était pas très chauds pour revenir en arrière, d’autant plus qu’il s’agissait au départ d’adapter le film en série. On en a parlé aux acteurs du film lors d’un dîner, comme de quelque chose qu’on ne voulait pas faire. 
Éléonore Pourriat : Et c’est eux qui ont étéemballés par l’idée etnous ont poussés à accepter ! Quand on a dit oui, c’était à condition que la série soit une suite, qui commence trois ans après le film. On avait les mêmes auteurs, les mêmes acteurs, les mêmes décors, le même réalisateur. Soit on faisait tout, soit on ne faisait rien. 

Avant ce projet, étiez-vous des amateurs de séries ?
E .P : Pas du tout. On ne regarde pas la télé.
B.C : On a quand même vu la première saison de 24h chrono, qu’on a trouvé très bien d’ailleurs, mais sans avoir vraiment envie de poursuivre avec la saison 2. On n’est pas devenus accros. Fondamentalement, on est plus intéressés par le cinéma.

Du coup, comment s’est passée l’adaptation ?
E.P :
À l’écriture ça s’est fait assez naturellement. La comédie se prête au rythme assez rapide du 26’. C’est un type d’écriture qui sert le burlesque. Et j’ai trouvé intéressant de pouvoir développer les personnages à travers le temps et pousser à fond leurs défauts, révéler le secret, la duplicité, les faux-semblants. Comment une petite famille en apparence parfaite peut s’avérer monstrueuse. Au fur et à mesure, on a pu faire arriver de nouveaux personnages comme Mme Boisson, des sortes de guests encore plus délirants. On a travaillé les personnages secondaires comme des contre-points aux personnages principaux. C’est très ludique de manier les cliffhangers, de jouer sur l’effet de surprise entre deux épisodes, sur plusieurs semaines.
B.C : C’est vrai que le long-métrage était moins burlesque, c’est le format qui induit ça. En 26’, il faut aller droit au but. Et puis le film n’avait pas la même fonction. À l’intérieur d’une comédie, on voulait traiter sérieusement d’un sujet de société, comment un couple survit à l’arrivée d’un premier enfant. Pour la série, le point de départ était un prétexte : deux personnes partent ensemble en vacances, d’autres personnages arrivent et ça entraîne un amoncellement d’emmerdements. 


B.C : On a écrit dans l’ordre, et plus il y avait de burlesque plus on avait envie d’en faire. Certains décideurs se sont inquiétés du démarrage, qu’ils trouvaient un peu trop lent pour la télé. C’est une bonne chose que Canal ait décidé de programmer les épisodes par trois, pour éviter le risque de décrochage au premier épisode. 

La chaîne a-t-elle posé des exigences ou des limites sur le ton et le contenu ?
E.P : C’est incroyable, ils nous ont laissé une totale liberté !
B.C : Comme ils aimaient le film et qu’on leur a apporté les mêmes ingrédients, ils nous ont fait confiance. Ils étaient même friands de nos idées les moins formatées, comme le regard qu’on porte sur les paysans ou le côté réac de Constance. Pour la fin, on s’était dit ça passe ou ça casse. Les producteurs n’étaient pas très fans. Et c’est Fabrice de la Patelière à Canal Plus qui a dit qu’il adorait l’idée et qu’il fallait absolument la garder. 

Benoît, votre triple casquette d’auteur, réalisateur et producteur vous assure-t-elle davantage de liberté ?
B.C : Ça fait longtemps que j’ai les trois casquettes, et c’est justement pour avoir cette liberté-là. Ce n’est pas pour autant que je n’écoute rien de ce qu’on me dit. Mais ça réduit le rapport de force et le risque de conflit. Et puis quand on est producteur, sur le tournage, on veille à tenir les délais ! On pense aux problèmes de production dès l’écriture, même si j’essaye de ne pas me limiter à cause de ça. 

Et vous Éléonore, jouer dans la série a-t-il influencé votre manière d’écrire ?
E.P :
J’écris en comédienne, en me mettant dans la peau des personnages. Je m’attache vraiment à ce qu’ils ressentent. Pas seulement pour mon personnage, mais aussi pour tous les autres. 

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alexandra , posté le 15/11/2007 21:12:28
super hyper mega génial!!!! une saison 2 pour nos enfants chéris!!j'en rêvais et elle va arriver!!!
encore plusieurs mois d'attente mais c'est trop cool!!
je ne sais pas si c'est parce que je fais partie des trentenaires mais j'adore cette série
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