Les Bleus
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Gabrièle VALENSI
Premiers pas dans la police et premier rôle exposé pour cette jeune comédienne qui interprète la recrue Nadia. Par ailleurs musicienne, elle sera aussi à l’affiche du prochain long-métrage de Didier Le Pêcheur, un des réalisateurs de la série.
Comment êtes-vous arrivée sur Les Bleus ?
Nadia était la dernière castée pour le pilote. Tous les autres personnages avaient été trouvés. J'adorais le travail d'Alain Tasma (ndlr : le réalisateur du pilote et cocréateur des personnages).
Quel était alors le profil de Nadia ?
C’était le personnage le moins défini. Une nana un peu dépassée avec ses gosses et le même mec depuis qu’elle a 15 ans. Elle veut être flic pour la sécurité de l’emploi, c’est tout. C’est ensuite sur les 52’ qu’on s’est mis à creuser. Sa vie change quand elle rencontre le commissaire Santamaria (ndlr : interprété par Patrick Catalifo). Elle va devenir plus femme. Au départ, elle ne sait pas s’habiller, elle n’y fait pas attention. Puis elle commence à prendre soin d’elle, soigner son apparence, sa coiffure. C’était quelque chose que j’ai proposé.
Comment définiriez-vous le ton de la série ?
Ce qui est à mon avis novateur, c’est que c’est à la fois une série comique et une série dramatique. Elle joue sur les deux tableaux, il n’ y a pas d’étiquette. On n’est pas dans un truc sérieux. Les personnages sont très maladroits et je pense que c’est ça l’intérêt. Ce n’est pas une série policière. On n’est pas dans un Cluedo. Ce qui est important c’est la vie des personnages, ce qui se passe dans leur intimité plus que le nom du tueur. D’une minute à l’autre, d’un épisode à l’autre, on passe d’un ton comique à quelque chose de beaucoup plus grave. C’est là que ça reflète un peu la réalité, tout en restant une fiction. Dans la vie, on n’est pas soit triste soit gai. On peut rigoler et pleurer deux minutes après.
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