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V.F.
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Sophie Révil, une petite productrice qui monte.

La jeune femme est surtout connue pour le succès de Petits meurtres en famille, la saga d’hiver 2006 de France 2 (un record de 8 millions de téléspectateurs). Désireuse de défendre des projets originaux, elle prône une liberté artistique et financière.
Nominée au 14ème prix du producteur français de télévision 2007, Sophie Révil a créé en 1996, avec Denis Carot, Escazal films, une petite société qui ne cesse de monter. Elle s’est fait remarquée avec des fictions de qualité comme Maman est folle de Jean-Pierre Améris avec Isabelle Carré (quatre prix au festival de la fiction TV de la Rochelle et Prix du public au festival Cinéma Tout Ecran à Genève) et aussi des séries qui ont cartonné comme Le Miroir de l’eau, le feuilleton de l’été 2004 de France 2 avec Line Renaud et Petits meurtres en famille, le feuilleton d’hiver 2006 dont elle prépare la suite. Début 2008, la Deux encore devrait diffuser L’École de la vie, une série originale réalisée par Christophe Barraud.

 

Votre société compte quatre permanents, tenez-vous à rester une petite équipe?
Oui, mon métier, c’est producteur, pas chef d’entreprise. J’aime passer des après-midis avec des scénaristes, être dans la salle de montage, choisir le casting avec le réalisateur. Il faut consacrer beaucoup de temps si on veut travailler main dans la main, un peu à l’américaine, avec les metteurs en scènes. On ne peut pas préparer plusieurs projets en même temps. J’avais essayé d’engager un directeur littéraire, mais ça n’a pas marché. J’ai fait de la direction littéraire chez Télé Images et Hamster et j’ai une vision très claire de ce que je veux. Je préfère rester petit et préparer deux ou trois projets par an comme cette année L’École de la vie et Maman est folle. L’année d’avant, c’était Petit meurtres en famille, L’État de grâce et Les Vauriens, mais c’était trop !
 
Avez-vous déjà été tentée par la réalisation ?
Oui, j’y pense, mais il faudrait avoir plusieurs vies… J’aime bien le côté producteur, chef d’équipe, concevoir et défendre les projets auprès des chaînes, l’aspect challenge.
 
Comment se présente la suite de Petits meurtres en famille signée Edwin Baily: Petits meurtres en série ?
On continue avec le commissaire Larosière (Antoine Duléry) et son adjoint Émile Lampion (Marius Colucci), le maître et l’élève, sur le ton de l’humour. On a renforcé le suspense à la Hitchcock et la comédie. Cette fois, ce sont des unitaires adaptés des romans d’Agatha Christie. Stéphane Kappes tourne actuellement Témoin indésirables. Le second, Les Meurtres ABC, sera réalisé par Edwin Baily au printemps. Suivront La Maison du péril et La Plume empoisonnée. L’idée est d’en tourner trois par an. On a une cinquantaine de livres d’Agatha Christie, il y a de quoi faire.
 

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