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V.F.
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Ives Swennen

Cette année, aux Rencontres internationales de télévision (RITV) de Reims, l’entité AT Production était plutôt bien représentée, grâce à la présence d’Arnauld de Battice au sein du jury professionnel. Venu en tant qu’invité, Ives Swennen, également membre d’AT, répondait à nos questions…
Quelle est l’origine d’AT Production ?
La structure a été fondée en 1994. Au départ, elle servait de réceptacle pour des scénarios, qui essayait de faire fructifier des idées pouvant intéresser des producteurs. Peu à peu, la société s’est tournée elle-même vers la production exécutive. Elle a proposé ses propres projets.
 
Quelle est votre fonction au sein de la structure ?
Je suis conseiller et producteur. Le patron de la boîte, Arnauld de Battice, est plus dans la gestion. C’est un de mes anciens étudiants d’une des deux écoles de cinéma où j’enseignais. J’ai dirigé son mémoire de fin d’études, tout en étant à la RTBF comme directeur de la fiction. Lorsque j’ai quitté ce poste, en 2003, Arnauld m’a demandé de le rejoindre au sein d’AT Production, afin de voir comment on pouvait développer ou plutôt redévelopper la structure.
 
Vous êtes resté combien de temps à la RTBF ?
Trente-quatre ans, dont un peu moins de quinze ans comme patron de la fiction, des coproductions et du documentaire.
 
AT Production est une société totalement belge ?
Oui. Le siège d’AT se trouve à Bruxelles. Mais on a créé une filiale en Wallonie, WAT Production, pour pouvoir atteindre le public francophone dans son ensemble. De plus, la région wallonne a instauré, depuis six ou sept ans maintenant, un fonds d’investissement pour le cinéma et l’audiovisuel qui exige que les dépenses soient faites en Wallonie, avec du personnel wallon. On a aussi une filiale française, mais encore dormante pour le moment. Elle va probablement se réveiller avec un projet de long métrage d’animation.
 
AT Production est présente dans le documentaire, les séries et les films de cinéma. Pourquoi une telle diversité ?
Le marché belge est tellement petit que les sociétés sont bien obligées de se défendre sur différents formats et genres. Néanmoins, AT est surtout présente dans la fiction télé et de plus en plus dans le long métrage. En fait, AT ne produit qu’un ou deux documentaires par an, voire tous les deux ans.
 
Quelles ont été les premières grosses productions d’AT ?
Avant mon arrivée, la structure avait initié la série Ric Hochet, adaptée de la bande dessinée belge du même nom, en essayant de la monter avec la RTBF. Il y a eu un pilote, assez réussi car il permettait vraiment de tirer les enseignements du mode de production qu’on voulait mettre sur pied. Seul problème : le projet, qui touchait surtout les plus jeunes, n’était pas en phase avec la cible que la télévision publique recherchait.
 
Et les coproductions ?
Depuis cinq ans, on a coproduit pas mal de séries estivales, comme Les Yeux du Volcan ou La Prophétie d’Avignon. Petits meurtres en famille également. Le Silence de l’Épervier qui va bientôt être diffusée… Sur tout cela, on est en production minoritaire. On a aussi coproduit beaucoup d’unitaires avec France 2, France 3 et TF1. Sur le téléfilm Fausses Innocences, adaptation d’un roman belge d’Armel Job, qu’on développe avec la Deux, AT est producteur majoritaire.

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