Par Pierre Langlais

Le plus… brun des deux Frères Scott était de passage à Paris la semaine dernière pour faire la promo du DVD de la saison 5 de la série. Nous y étions.

Votre personnage, Nathan Scott, est passé du stade de mauvais garçon a celui de brave gars. Cette évolution vous convient-elle ?

J’aime le fait qu’il ait évolué tout en gardant au fond de lui un peu d’imprévisibilité. Sous ses airs arrogants et son goût pour la compétition, c’est un garçon fragile, qui a eu une enfance difficile. Son côté instable est profondément ancré dans sa personnalité. J’aime me dire qu’à tout moment il est susceptible de perdre les pédales. S’il prenait tout le temps les bonnes décisions, ça deviendrait vite barbant !

Cette cinquième saison s’ouvre sur un saut de près de cinq ans dans le futur. Qu’est-ce que cela a changé pour vous ?

J’ai adoré ça. Cela évite aux Frères Scott de faire comme Beverly Hills ou Dawson, où les héros vont à l’université après le lycée. Ici, on saute directement à la vie active, et on apprend au fur et à mesure ce qu’il s’est passé durant les quatre années « manquées. »

Du coup, votre personnage a dorénavant 23 ans, comme vous !

Exactement. Je n’ai plus besoin de me raser trois fois par jour pour avoir l’air d’un ado, et je peux m’identifier avec Nathan, apporter des éléments de mon quotidien dans le sien, qui finalement sont assez proches…

Vous sentez-vous proche de Nathan ?

Pas tant que cela, en fait. J’ai eu une enfance très différente de la sienne et je ne suis pas du genre à perdre mon sang froid. J’ai bien un frère, mais je m’entends à merveille avec lui.

On dit que c’est parce que vous êtes bon au basket que vous avez décroché votre rôle…

Je n’ai pas été choisi parce que je sais jouer au basket, mais disons que si j’avais été mauvais, je n’aurais sans doute pas eu le rôle. J’ai passé une audition normale, et à la fin, quand il ne restait plus qu’une poignée de candidats, ils nous ont demandé de jouer au basket. J’ai fait un un contre un avec un des producteurs… et j’ai décroché le rôle de Nathan !

En général, dans les séries ados, les sportifs ne sont pas vraiment des flèches…

Tout à fait. D’ailleurs, au début des Frères Scott, Nathan était le personnage antagoniste, le gentil étant son frère Lucas. Tout ce qu’il savait faire, c’était jouer au basket et être un sale type. Avec le temps et les épreuves, il a gagné en épaisseur et en sensibilité. Sa relation avec Haley [sa compagne, puis son épouse et la mère de son fils, ndlr], qui est plutôt une intellectuelle, l’a profondément changé.

Le sportif devrait pourtant sortir avec la chef des pom-pom girls !

Au début de la série, c’est ce que faisait Nathan. Il était avec Peyton, un pom-pom girl. A force de la cocufier, elle a fini par le quitter. Il était alors une vraie caricature du footeux américain ras le gazon, mais il a évolué, et plutôt que de choisir d’enchainer les conquêtes faciles, il s’est tourné vers une fille plus complexe, qui a quelque chose de vrai à offrir, Haley.

Vos groupies vous attendent à l’extérieur de l’hôtel. Comment vivez-vous ce statut de sex-symbol ?

Franchement, ce n’est pas si terrible ! Quand nous sommes en promo et que les fans savent où nous sommes, elles nous suivent, mais si je sors dans la rue sans prévenir, peu de gens me reconnaissent. Je ne souhaite pas devenir une vedette. J’aime que ma vie privée reste privée.