Par Frédéric Foubert

Pour célébrer le retour de Dr House sur TF1, conversation avec Lisa Edelstein, l'interprète du Dr Lisa Cuddy. Où il est question de Hugh Laurie, de strip-tease et des Rolling Stones...

Le Dr Cuddy est-elle folle amoureuse de House ou le déteste-t-elle ?

Les deux ! Il est très brillant, très intelligent, donc elle ne peut pas s'empêcher de l'aimer. Mais en même temps, il fait de sa vie un enfer, elle doit garder un oeil sur lui en tant que supérieure hiérarchique. C'est une position difficile, voire intenable.

Quels sont les points communs entre vous et votre personnage ?

On aime toutes les deux avoir raison, on bosse dur, on est très concentrées sur notre travail. Mais bon, je suis quand même plus joyeuse qu'elle ! Et ses jupes sont atrocement serrées, ellle a les chevilles collées l'une à l'autre en permanence. Moi, j'aime faire de grandes emjambées !

Comment la relation entre House et Cuddy évolue-t-elle dans cette quatrième saison ?

C'est une saison qui a été raccourcie par la grève des scénaristes, elle comporte seulement 16 épisodes. Les auteurs ont donc décidé de garder pour plus tard les histoires intimes et de se concentrer sur les évenements hospitaliers. House est chargé de recruter de nouveaux médecins, et il va y mettre beaucoup de mauvaise volonté !

Vous vous livrez également à un strip-tease d'anthologie...

Oui, quatre heures de tournage, ça a été un des mes plus grands défis sur la série. J'ai pris des cours de strip-tease avec un prof, j'avais un peu peur, mais je me suis finalement beaucoup amusée. Hugh Laurie était parfait, il m'a encouragé, comme une pom-pom girl

Hugh Laurie doit être un partenaire de jeu idéal...

Oui, il est adorable. C'est un homme charmant, un véritable leader sur le plateau de la série. Et il est hilarant lorsqu'il pète les plombs entre deux prises ! Vous savez qu'on a la même chanson préférée? Un morceau des Rolling Stones qui s'appelle "Melody". On l'a chanté ensemble lors d'une fête de fin de tournage.

La musique vous accompagne depuis longtemps. Dans les années 80, vous étiez une figure de la nuit new-yorkaise...

Oui, New York était très différent à l'époque. J'évoluais dans un microcosme fascinant, proche de Warhol, un mélange de stars et d'anonymes. J'étudiais le théâtre, je n'avais pas un sou en poche, mais j'étais très heureuse de faire partie de ce monde. C'était très enrichissant. Puis le sida est arrivé, et j'ai vu mes amis partir un à un, je passais mon temps à des enterrements, c'était très triste. J'ai décidé de faire une comédie musicale militante pour raconter tout ça, Positive Me, et c'est cette création qui m'a mis le pied à l'étrier. Côtoyer ces gens m'a aidé à comprendre qu'on ne peut pas vouloir être artiste juste pour être célèbre, il faut une vision artistique pour nous porter.