Par Pierre Langlais

Rencontré lors du Comic-Con cet été, l’interprète de l’imbuvable Dwight Schrute dans The Office revient pour Générique(s) sur son personnage et sur la série.

Si le plateau de The Office était un bureau lui-même, à quoi ressemblerait-il ?

J’ai travaillé dans beaucoup de vrais bureaux, dans des entreprises qui n’avaient absolument rien à voir avec la télé ou le cinéma avant de devenir acteur, et, finalement, l’ambiance y est assez proche de celle d’un tournage. Il s’agit de rester assis sous des néons, à attendre pendant des heures en prétendant être totalement débordé.

Quel était votre job avant la comédie et vous en êtes-vous inspiré ?

J’ai travaillé à l’organisation d’événements pour une association caritative new-yorkaise et j’ai même été standardiste dans une boîte de pub… et tous ceux que j’ai croisés au service informatique ou à la documentation avaient quelque chose de Dwight.

Quelle est la part de réalisme de The Office ?

The Office est avant tout une comédie. Nous y faisons des choses totalement improbables, nous provoquons des accidents, nous introduisons des ratons laveurs dans les bureaux, etc. La base de la série, elle, est réaliste. Nos bureaux sont normaux, pas ce que nous y faisons.

Connaissiez-vous la version originale de The Office ?

Mieux que ça, j’étais un grand fan du travail de Ricky Gervais. J’avais vu la plupart des épisodes de l’original avant même d’avoir une audition pour la version américaine. J’ai tout de suite pensé qu’on pourrait faire de cette mini-série quelque chose de durable, si on respectait ce qui faisait sa réussite. Je me suis moi-même inspiré du personnage de Gareth Keenan : j’ai conservé son côté militaire, son affreuse coupe de cheveux et sa capacité à se prendre au sérieux.

Dwight est un fan de séries télé. En êtes-vous un ?

Totalement. Je suis un grand fan de Lost, ma série préférée, et de Battlestar Galactica. J’ai récemment regardé l’intégrale de The Wire, un chef d’œuvre. En fait, j’adore tout ce qui passe sur HBO, mais aussi Dexter et Mad Men.

Y a-t-il d’autres points communs entre vous et votre personnage ?

Disons que je ne suis pas fan de grosses voitures, d’agro-tourisme, de paint-ball ou de Heavy Metal, donc je pense que nous ne partageons que notre goût pour la science-fiction.