Monte Carlo en interview : Sofia Milos
Rencontre avec l'actrice des Experts : Miami et de The Border, ancienne chef de la pègre napolitaine dans Les Soprano...
The Border reprend des thèmes chers à 24 comme le terrorisme, la sécurité intérieure, etc. Comment ne pas souffrir de la comparaison et ne pas tomber dans la redite ?
Tout de même, les agents américains de The Border semblent assez peu concernés par les droits des gens qu’ils arrêtent !
Tous les scénaristes sont canadiens, la série incarne donc le point de vue canadien, qui est rarement en parfaite adéquation avec celui des Etats-Unis…
Vous avez commencé le tournage de la seconde saison. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Vous venez d’une série au budget considérable, Les Experts : Miami. Le contraste avec The Border doit être saisissant…
C’est difficile à croire, mais pas tant que ça… Avec beaucoup moins de moyen, The Border tient la comparaison, côté production, avec des blockbusters américains. Tout le monde se donne deux fois plus, s’implique d’avantage pour compenser les dollars qui manquent. C’est extrêmement rafraichissant.
Quel impact ont eut Les Experts : Miami sur votre carrière ?
C’est une véritable bénédiction. Mon personnage, Yelina Salas, n’est pas encore mort. Il peut revenir à tout moment. Pas plus tard que la semaine passée, je donnais encore des interviews autour de cette série pour des magazines grecques et mexicains. En fait, comme le disent les scénaristes de la série, « quand vous entrez dans le casting des Experts, vous entrez dans une sorte de mafia » que vous ne quittez jamais vraiment.
C’était fantastique. Ce rôle (elle incarne dans deux épisodes la patronne de la pègre napolitaine, Annalisa, ndlr) a changé ma carrière. Avant, je faisais essentiellement de la comédie. David Chase m’a donné toute la latitude nécessaire pour donner vie à ce personnage de femme de pouvoir. Jouer avec James Gandolfini a été un immense plaisir. C’est un véritable nounours, un homme d’une grande douceur, très drôle. Les jours que j’ai passés sur le tournage des Soprano ont été parmi les meilleurs de ma carrière, mais aussi les plus intenses, car nous tournions parfois 20 heures d’affilée !


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Le numéro 18 de Générique(s) est en kiosques. En couverture, les femmes de Desperate Housewives, pour un zoom de 17 pages décryptant notre relation d’amour-haine à la série et augmenté des confessions du créateur Marc Cherry et de l’actrice Dana Delany. Le magazine célèbre aussi à sa façon la rentrée littéraire, en explorant dans son dossier les riches liens entre littérature et séries, de The Wire à Dexter. Côté interviews : des rencontres avec le nabab Josh Schwartz (Gossip Girl, Chuck), le casting de Battlestar Galactica et l’équipe de Dirty Sexy Money.
Générique(s) décrypte également le phénomène des web-séries, passe Terminator : The Sarah Connor Chronicles « sur le grill », et chronique les sorties DVD de la rentrée (Damages, Charlie Jade, The Riches, etc). Enfin, la partie « Points de vue » revient sur le magnifique générique de Mad Men, dresse le portrait d’Ari Gold, l’électron libre d’Entourage, donne la parole au réalisateur Nicolas Boukhrief pour un « Ma série et moi » grand format, et accueille deux nouvelles rubriques : le « cabinet des curiosités », qui explore l’histoire souterraine des séries télé (Kindred, le clan des maudits est au programme) et « Trajectoire », inaugurée par le réalisateur star Timothy Van Patten, qui nous livre notamment quelques confidences sur The Pacific, la future série événement de Steven Spielberg.

