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Dirty Sexy Money : Natalie Zea, Part 2.

Suite et fin de notre rencontre avec Natalie Zea, alias Karen Darling, soeur spécialiste du mariage de Dirty Sexy Money, qui a débuté la semaine passée sur Canal +.

 

 

Lire la première partie de l'entretien

Être actrice à Hollywood, n’est-ce pas vivre dans un monde finalement pas si lointain de celui de Dirty Sexy Money ?
Sans doute, mais je suis loin de tout cela. Je n’ai pas le genre de soucis que des collègues comme Donald Sutherland ou William Baldwin ont à affronter. Les gens ne me reconnaissent pas dans la rue, je ne fais pas la une des magazines à scandales, etc. Je ne profite que des bons côtés du métier…

Avez-vous des points communs avec votre personnage ?
Je ne me suis jamais mariée, mais, comme elle, j’aime les cocktails ! En fait, avec le temps, nous nous rapprochons l’une de l’autre. Je commence à adopter ses postures, à réfléchir un peu comme elle. Mais ce n’est pas encore fusionnel au point de me voir adopter sa vie sentimentale.

Avez-vous la liberté d’influer sur votre personnage ?
Lors du tournage du pilote, nous avons eu le droit d’improviser deux ou trois répliques, qui ont été dans la plupart des cas retenues. Maintenant que les personnages sont clairement définis, c’est devenu un peu plus dur.

Peter Krause s’est publiquement plaint des restrictions créatives imposées par NBC. Qu’en pensez-vous ?
Je joue un rôle très sexuel, donc je vis ce genre de contraintes en permanence. Par exemple, si je tourne une scène de sexe et que je suis sur mon partenaire, je n’ai pas le droit de la chevaucher… je dois avoir les deux jambes du même côté, ce qui n’est pas très pratique ! Je n’ai jamais joué dans des séries du câble, je suis donc habituée à tout cela, mais Peter, qui vient de HBO, a beaucoup plus de mal…


Que pensez-vous de l’état de l’industrie des séries ?
La télé est en train de surpasser le cinéma en terme de popularité et de qualité. C’est « the place to be. » Cela étant dit, les choses sont loin d’être parfaite. La télé-réalité, qui est pour moi une véritable peste, ne cesse de progresser, alors même qu’on croyait qu’elle allait s’éteindre. La télé va donc dans deux directions opposées, une novatrice, brillante, que suivent beaucoup de séries, et une autre dangereuse, idiote, celle de la télé-réalité.

Vous avez pourtant dans Dirty Sexy Money un personnage à la Paris Hilton, Juliet !
C’est vrai, mais Craig Wright, le créateur de la série, jure que Juliet et Paris Hilton n’ont aucune connexion – ce que, honnêtement, j’ai du mal à croire ! Je ne supporte pas ces gens-là. Ils sont le symbole d’une culture américaine en pleine déliquescence. Au fond, Juliet est plutôt poétique, raffinée, derrière ses airs de diva. C’est sans doute pour cela que Craig refuse d’en faire un simple sosie de Paris Hilton.

Que pouvez-vous nous dire de la seconde saison de Dirty Sexy Money ?
Avec les arrêts dus à la grève des scénaristes, je suis un peu perdue, mais voilà ce que je peux vous dire : quelqu’un va se faire arrêter pour le meurtre du père de Nick… Nick lui-même va lentement se laisser happer par le monde des Darling.

Et que va-t-il arriver à Karen ?
Elle va s’éloigner de Nick et se rapprocher de Simon Elder. Je pense que cette « rupture » ne sera que temporelle, mais j’espère qu’elle va permettre au personnage de gagner en épaisseur, de révéler un nouvel aspect de sa personnalité.

                                                               Propos recueillis par Pierre Langlais

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