Monte Carlo en interview : David Boreanaz
Comment définiriez-vous ce que vous avez apporté au personnage de Booth dans Bones ?
Je cherche à le rendre le plus sarcastique possible. Son rôle, selon moi, c’est de taquiner Temperance, c’est comme ça que l’alchimie marche entre eux. Puis je lui apporte mon expérience de vie. Je ne voulais surtout pas qu’il ressemble à n’importe quel agent du FBI, je ne voulais surtout pas d’un type ordinaire.
Il a un côté cow-boy, non ?
Oui, sans doute parce que j’aime les westerns. Robert Mitchum, Steve McQueen, ce sont de grandes idoles pour moi.
La question que tout le monde se pose tourne autour de l’histoire d’amour entre Temperance et Booth. Vont-ils oui ou non coucher ensemble ? Leur rapprochement physique peut-il mettre Bones en péril ?
Ah, le syndrome Clair de Lune… Je crois qu’en fait ils entretiennent déjà une liaison, ils sont très proches. Dans la troisième saison, ils échangent un baiser au cours de l’épisode de Noël. Et dans la quatrième saison, des épisodes plus fantaisistes, inspirés des films noirs des années 40, vont encore les faire se rapprocher. Mais en terme de relation physique, je crois qu’ils n’iront pas plus loin. De toute façon, on peut déjà les comparer à un couple marié.
Au bout de trois ans, la lassitude ne s’installe-t-elle pas ?
Pas du tout. Je me réveille chaque jour avec quelque chose de différent à faire, c’est comme ça que je conçois mon travail. Donc, quand tu apprends quelque chose tous les jours, tu ne peux pas t’ennuyer. Peut-être que je fonctionne différemment des autres acteurs, je ne sais pas.
Vous aviez à l’époque réalisé un épisode d’Angel. Vous comptez faire la même chose dans Bones ?
Oui, c’est au programme. Je vais réaliser plusieurs épisodes, dont un à Londres. Le challenge, pour moi, c’est de maintenir cet équilibre entre le procedural et le portrait des personnages.
Vous pouvez nous en dire plus sur cet épisode londonien ?
Oh, ça va être super. On va tourner à Londres, Temperance donne une conférence à Oxford, Booth rencontre Scotland Yard. Je suis content de pouvoir confronter le personnage de Booth à l’humour anglais. C’est un bon concept pour la série je trouve, on pourrait commencer à se balader autour du monde, aller au Japon, ce genre de choses. Fox nous a déjà permis d’aller à Londres et je pense que ça va donner des épisodes intéressants.
Votre avis sur la grève des scénaristes qui a agité Hollywood ?
Si le résultat, c’est un approfondissement des histoires, et un peu moins de pilotes chaque année, c’est forcément une bonne chose. J’aimes les character-driven stories, les procedurals classiques, ça m’endort. Il faut que le futur appartienne à l’écriture, au storytelling, aux personnages et à leur complexité, pas aux mobisodes et à la télé-réalité.
Vous seriez intéressé par une adaptation de Buffy sur grand écran ?
Non.
Pourquoi ?
Je sais pas. J’ai juste pas envie (rires).
Fredéric Foubert


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