Hélène Fillières : « Sandra Paoli est une femme blessée »
Propos recueillis par Pierre Langlais
Quoi de neuf dans cette seconde saison ?
Maintenant que l’intrigue a été mise en place, Mafiosa se penche sur ses personnages, leur donne de l’épaisseur, privilégie les sentiments et le drame, moins l’esthétique, qui était primordiale dans la première saison.
Comment Sandra évolue-t-elle ?
Elle va se retrouver en difficulté et confrontée à un nouvel ennemi inattendu… Dans la première saison, on ne voyait que son masque, on pénétrait à peine dans son intimité. Dès les premiers instants de ce second volet, on se rend compte de sa fragilité, on réalise qu’elle a un cœur, qu’elle est blessée… et qu’elle peut même tomber amoureuse.
Mafiosa a changé de réalisateur. Quel impact cela a-t-il eu sur votre travail ?Je connaissais Eric Rochant [Un monde sans pitié, Patriotes, ndlr] avant qu’il ne rejoigne la série, cette transition s’est donc parfaitement bien passée pour moi. Nous avons travaillé de manière totalement différente, collectivement, dans un esprit de collaboration permanente.
L’équipe s’enrichit aussi de têtes connues comme Jean-François Stévenin et Jean-Pierre Kalfon…
J’étais ravie de jouer avec Jean-Pierre Kalfon. Il incarne Toussaint, une figure paternelle mais fragile, blessée comme Sandra. J’ai toujours aimé les relations entre les hommes âgés et les jeunes femmes dans les fictions, qui sont souvent très touchantes.
Est-il déjà question d’une troisième saison ?
Il est trop tôt, mais j’espère pouvoir continuer à incarner Sandra, qui est un personnage aussi riche qu’un rôle de cinéma.
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