Le créateur de Lost et réalisateur de Star Trek s'est associé au magazine Wired pour semer tout un tas de jolies énigmes sur la toile. Amusant.

Ce n'est pas nouveau, JJ Abrams raffole des jeux de piste. Friand d'Alternate Reality Games (ARG) qu'il adore développer autour de ses séries (Lost, Fringe), il se fait aussi un plaisir de truffer ses créations de clins d'oeil propices à tous les délires de fans sur internet. Souvenez-vous du Slusho, la fameuse fausse boisson que l'on croise régulièrement dans toutes ses productions, jusque dans le prochain Star Trek, en salles le 6 mai prochain [sur lequel nous reviendrons abondamment en compagnie du maître dans le prochain numéro de Générqiue(s) en kiosques le 7 mai]. Nouvelle démonstration avec le dernier numéro de Wired, le magazine US de référence pour ce qui est des nouvelles technologies, dont il est le rédacteur en chef invité.

Avec toute l'équipe de la publication, Abrams s'est amusé à truffer la plupart des pages de ce numéro "spécial Mystère" de puzzles et énigmes à résoudre largement sur le Web. En tout, pas moins de quinze jeux sont à résoudre, avec à la clé pour celui qui y parviendra le premier, un prix lui aussi mystérieux signé par Abrams lui-même. Dans un article, le New York Times note que le premier à avoir résolu un de ces puzzles est, chose amusante, une personnalité de l'industrie télé. Il s'agit de Steven Bevacqua, responsable de la post-production sur la série de NBC, Life. Bevacqua a été le premier à décrypter une devinette visiblement assez corsée à coup de Morse et de claviers virtuels alternatifs, pour finalement déboucher sur un site internet caché. Sa récompense : un e-mail lui annonçant qu'il était le premier à "craquer" le code, selon le New York Times plus tôt que ne l'avait estimé la rédaction de Wired. Sur son blog, Bevacqua annonçait hier avoir déjà résolu 14 des 15 puzzles. Chapeau bas.

Au-delà de l'anecdote, la démarche de Wired vise à démontrer que si presse papier et internet sont désormais deux médias interdépendants, la première se doit de continuer à exister. Car la rédaction a pris soin de mettre en scène ses puzzles dans ses pages en utilisant à fond les ressources du support physique. Le magazine doit être manipulé pour révéler toute la saveur des énigmes. Le mieux pour ceux que tout ceci aurait titillés : partir à la recherche d'un kiosque spécialisé présentant Wired dans ses rayons...