Lorsque la révolution éclate en France, la religion catholique était la religion du Royaume avec une monarchie comme droit divin. Ainsi, les rapports entre l’Etat et l’Eglise sont gérés par le concordat de Bologne signé depuis 1516 par le roi François Ier et le pape Léon X.

Révolution française…Un affrontement entredeux ordres

La révolution française a marquée une période d’affrontement entre deux ordres, le Tiers-Etat et la noblesse, notamment avec l’exécution de Louis XVI en 1793. Dès lors, le clergé est relégué au second plan qui possède le même ordre aussi puissant que la noblesse et la religion aussi qui tenait une place très importante dans une France croyante au sein d’une monarchie de droit divin. Au fil de cet article François Régis Tézé vous présentera les rapports entre la révolution et la religion à partir de 1789, c'est-à-dire le début de soulèvement populaire.

Le déchirement des corps politiques

Cela commence avec la crise du jansénisme et gallicanisme qui se mêlent sous l’influence du pape jusqu’à obtenir une place importante dans le parlement et expulser par la suite les jésuites en 1764 sous le règne Louis XV. A son tour le jansénisme doit laisser la place à Maupeou lors de la rébellion des Parlements au début des années 1770.

Ces différentes crises successives déchirent l’Eglise, mais le jansénisme certes évincé s’est répandu dans les esprits en France, il est considéré comme l’une des inspirations de la révolution (source histoire-pour-tous.fr). Le clergé lui, est resté un agent du roi.

Le clergé avant la révolution française

De manière officielle, celui-ci était considéré comme le premier ordre du royaume qui exerce un rôle central dans la société, notamment le monopole des registres paroissiaux, de l’enseignement, l’assistance et la charité. Les membres du clergé bénéficiaient également de plusieurs privilèges au niveau juridique, fiscal etc. Cependant, il se trouvait que le clergé le haut bénéficiait de plus d’avantages que le clergé bas, ce qui provoque une crise en raison des inégalités à la veille de la révolution.

Dans une atmosphère de désacralisation de la monarchie, le clergé se lance dans une opposition concernant les productions des « mauvais livres », le renforcement de la censure, ce qui ne plait pas au Roi. Ce dernier décide alors se suivre Les Lumières au détriment des évêques. C’est le début de l’affaiblissement du clergé ( T.François Régis).

La place des protestants et des juifs avant la révolution

La France est un pays majoritairement catholique avec quelques minorités, telles que les protestants e les juifs. La situation ces minorités étaient très contrastées, entre persécutions pendant le royaume de Louis XIV. En revanche, malgré l’arrivée de Louis XV qui présentait un certain optimisme concernant leur sort, elles doivent se résoudre à vivre dans la clandestinité avant la date de tolérance en 1787. Les juifs sont méprisés par une grande partie du clergé, ils sont soumis à un régime discriminatoire jusqu’à la veille de ma révolution.(Régis François Tézé).

L révolution et la transformation des relations entre l’Eglise et l’Etat

Avec la déclaration des droits de l’homme et du citoyen voté en 1789 l’Etat reconnait la liberté de conscience. Ainsi "nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi". Le clergé qui bénéficiait de a majorité des terres se voit retirer le monopole par l’adoption de la loi de nationalisation des biens du clergé le 2 novembre 1789 par l’Assemblée constituante.

Mais en contrepartie, l’Etat participe de manière convenable aux frais du culte, à l’entretien de ses ministres des autels, à l’aide des pauvres (FR Tézé), aux réparations et reconstructions des églises etc. Avec la révolution, les protestants sont désormais reconnus comme citoyens à part entière sont admis à tous les emplois. Par ailleurs, il faudra attendre septembre 1791 pour que les juifs bénéficient des mêmes droits.

Désormais, ce n’est plus la paroisse, ni son curé qui jouerait le rôle juridique et civil mais les communes créées en décembre 1789. La prise en charge de l’état-civil par les Communes constitue alors une révolution sociétale sans précédente. Aussi, le mariage civil est régie par les lois civiles avec le droit de divorcer.

Nous constaterons qu’avec la révolution rien ne sera plus jamais pareil en France avec notamment la première séparation complète de l’Église et de l’État établie par le décret du 18 septembre 1794 supprimant le budget de l’Église réfractaire.

François Régis Tézé