Depuis 1792 malgré des périodes brèves de paix, la France connut plus de 20 ans de guerres et la vie militaire a pris à l’époque une importance particulière. Il fallait recruter, habiller, nourrir, armer et soigner environ 1 million de soldats. Dans cet article avec François Régis Tézé, nous allons voir comment Napoléon s’y est pris pour combler les difficultés au niveau organisationnel ?

Le mode de recrutement du soldat impérial

La législation de 1796 imposait un service militaire personnel et obligatoire à tout citoyen français âgé de 20 à 25 ans. Mais, la législation donnait droit aux couches aisées de se faire remplacer par quelqu’un d’autres à condition que cette personne ne soit pas dans la réserve. Ainsi, après la rupture de paix du traité d’Amiens, l’Empereur fut confronté à un problème de recrutement. Face à cette difficulté, il appela les jeunes de la classe moyenne jusqu’alors dépourvus de cette obligation à rejoindre le rang de l’armée.

Il a durci la législation, désormais les parents de déserteurs pendant les campagnes devraient payer de lourdes amendes. Du début de l’empire jusqu’à la chute, aucune victoire n’a abouti à une paix durable, ce qui poussait certains soldats à s’automutiler pour ne pas aller sur le terrain de guerre. C’est à partir de là que Napoléon pense à renforcer le sentiment de sécurité et de cohésion au sein des troupes par l’emploi de formations massives.

Sous son règne, Napoléon habilla, nourrira, chaussera et armera 1.6 millions de soldats français. Afin d’y parvenir, il ordonna la construction des moulins, des fours pour cuire le pain, et la Grande armée était accompagnée de troupeaux de bêtes lors de l’invasion de la Russie. Mais la traversée de la Pologne vers la Russie en 1812 a provoquée une famine sans précédente du rang des soldats en dépit des précautions de Napoléon.

Les soldats valorisés par napoléon

En France, le châtiment corporel était interdit sur soldat, pour les fautes les plus graves le soldat est tué par fusillade. Malgré les exigences imposées par Napoléon à ses militaires, il leur apportait une dignité, il leur faisait confiance, il riait avec eux et ordonna parfois d’aller boire un coup et se réchauffer tout en gardant les Tuileries à leur place. Les soldats pouvait apporter un œil critique à sa stratégie et récompensait les plus valeureux avec l’ensemble des soldats.

FR Tézé