Eric Close, alias Martin Fitzgerald, l'agent de FBI : Portés disparus, répond à Générique(s).

Voila six ans que vous incarnez votre personnage, Martin, dans FBI : Portés disparus. Vous n’en n’avez pas un peu marre ?
Non, j’ai appris à apprécier les différentes facettes de ce personnage au fur et à mesure des saisons. Par exemple, Martin a eu une phase de lutte contre son addiction aux médicaments, une période sombre il y a trois saisons, et il sera bientôt impliqué dans une histoire d’amour, donc quelque chose d’a priori plus léger… J’ai aussi eu la chance de passer derrière la caméra (pour l’épisode 20 de la saison 5 pour le 11e de la saison 6, ndlr) et cela m’a ouvert une toute nouvelle perspective sur la série. C’est certain qu’il n’est pas si facile de ne jouer qu’un rôle et un seul. J’ai besoin de ces changements de point de vue pour durer.

Vous resteriez pour 18 saisons si FBI vivait aussi longtemps que Law & Order ?
Non ! (rires) Je n’irais pas aussi loin, mais je tiens à m’impliquer aussi longtemps que possible dans la série. Après, j’espère passer derrière la caméra et réaliser un film.

FBI : Portés disparus est une sorte de « formula show » où chaque épisode amène une nouvelle enquête. A force, les scénarios vont tourner en rond, non ?
Non. Regardez Law & Order, justement. Après 18 saisons, la série se porte très bien ! Ce qui fait l’intérêt de FBI : Portés disparus, ce ne sont pas les enquêtes, ce sont les personnages qu’elle met en scène et leurs réactions. Il n’y a pas trente-six façons de faire disparaître quelqu’un, mais chacune des personnes disparues a son propre passé et sa propre personnalité. Il y a donc des milliers d’histoires à raconter.

FBI et d’autres séries comme Cold Case jouent à fond cette carte de la sentimentalité à outrance, et ça marche…
Les téléspectateurs adorent le mystère, les enquêtes, le fun, mais ont aussi besoin de s’identifier aux héros et aux victimes, de retrouver dans ces séries des problématiques qui les touchent directement. Elles jouent aussi au maximum la carte du happy-ending. Il y a toujours de l’espoir dans FBI : Portés disparus et ça aussi, ça plaît.

Comment cohabitez-vous dans une série où six personnages se partagent l’affiche ?
On s’entend tous très bien, ce qui en soit est un petit miracle. FBI est une véritable série de groupe où chaque acteur obtient un temps d’antenne à peu près équivalant. Même quand je suis passé à la réalisation, tout le monde m’a aidé… en se moquant gentiment, mais sans chercher à me mettre des bâtons dans les roues.

Vous sentez-vous proche de Martin Fitzgerald ?
J’espère partager avec lui une certaine droiture, indispensable pour un agent du FBI, mais j’aime aussi tout ce qui me sépare de lui. C’est là que réside tout le plaisir du métier d’acteur, dans l’incarnation de personnages écrits, qui ne sont pas censés vous ressembler. Mon job, c’est de donner vie à des personnages qui ne sont pas toujours des « gentils », même si Martin est un type formidable. J’espère avoir la chance de jouer un méchant un de ces quatre, mais il faudra qu’il fasse partie d’une série de qualité, portée par un scénario de qualité. Ça ne m’intéresse pas de jouer un personnage extraordinaire dans une série médiocre…