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Premier constat, on note une désaffection notable pour les trois grands genres dramatiques que sont les fictions médicales, judiciaires et policières. Si Grey’s Anatomy occupe toujours la tête des charts, les praticiens en blouse blanche semblent moins inspirer les scénaristes cette année avec la seule 3 lbs., qui s’intéresse à deux neurochirurgiens aux méthodes radicalement opposés. De même, du côté des tribunaux habituellement surpeuplés grâce, notamment, aux productions Dick Wolf (Law & Order), ça ne se bouscule pas. Les seuls bleus à plaider leur cause à la barre étaient, avant de disparaître, les avocats pour VIP de Justice et sont toujours les jeunes collègues du charismatique Sebastian Stark (joué par James Woods) de Shark. C’est surtout le polar qui évolue. Exit ou presque les cop shows traditionnels en commissariat. Dexter donne bien le change en prenant pour cadre la brigade criminelle de Miami mais cette série de Showtime est tout sauf un polar classique. Déjà parce que son personnage principal n’a pas de plaque : il n’est que consultant, expert ès tâches de sang. Surtout, parce qu’il est autant du côté de la loi que de celui des bad guys, se révélant la nuit tombée serial killer. Depuis The Shield, les frontières entre bons et méchants ne sont décidément plus aussi claires. On note d’ailleurs que deux séries ont choisi de faire la part belle aux escrocs : la très vite annulée Smith et ses braqueurs de haut vol, et The Knights of Prosperity, reportée à janvier, avec ses cambrioleurs bras cassés.

Finalement, le seul inspecteur à qui l’on a confié le rôle principal dans une série, et encore, sous couvert de fantastique, est Brett Hopper dans Day Break,  empêtré dans une journée qui se répète encore et encore. La formule est éprouvée, empruntée au film Un jour sans fin d’Harold Ramis. Elle est ici destinée à entretenir le suspense. Car c’est là l’une des tendances lourdes de cet automne sur laquelle il convient de s’attarder : des énormes hits que sont Desperate Housewives, Lost et Prison Break, les scénaristes ont retenu que pour durer mieux valait miser sur des dramas feuilletonnants. Les séries dont chaque épisode boucle une histoire type les Experts cèdent donc massivement la place à des shows à suivre, haletants. Un rien anxiogènes même, et artificiels. On citera l’exemple des personnages que rien ne rapproche au départ, qui se découvrent en fait des connexions insoupçonnées dans Six Degrees. Les coups de théâtre n’ont malheureusement pas suffi à maintenir cette dernière à l’antenne, pas plus que Day Break d’ailleurs. 

Du fed au surhomme, le besoin d’être rassuré 

Le flic délaissé et le suspense plus que jamais à la mode, il fallait bien un nouveau héros télé pour veiller sur les Américains. Or dans le sillage de FBI : Portés disparus, Numb3rs ou le récent Esprits Criminels, un autre genre de sentinelle s’est imposé : l’agent fédéral. On le retrouve aux commandes de Vanished, thriller retiré de la grille de la Fox construit autour de l’enlèvement de l’épouse d’un député, mais aussi de Standoff qui met en scène un couple de négociateurs du FBI, et dans une moindre mesure de Kidnapped, une autre histoire de rapt. Il semble bien que depuis le 11 Septembre, les scénaristes télé, envisagent la question de la sécurité comme un problème national et plus seulement local. D’où la relève confiée aux feds, ces limiers affranchis des frontières juridictionnelles et dotés de moyens suffisants pour contrer le crime organisé. Quand on ne réquisitionne pas carrément, dans la foulée de Superman revenu sur grand écran cet été, des surhommes. Comme dans Heroes, le grand hit de cette rentrée, série d’inspiration comics qui met en scène des personnages se découvrant des capacités hors du commun alors que le monde est près de subir une gigantesque catastrophe.

Le cataclysme dans Heroes a la forme d’une immense explosion dont l’épicentre se situerait de façon assez explicite à New York et qui fait le pendant aux champignons nucléaires coupant littéralement du monde une petite ville du Kansas dans le pilote de Jericho. Plus intimes sont les traumatismes subis par les personnages principaux de Vanished et Kidnapped, ou ceux de The Nine, confrontés à une prise d’otages dans une banque. Mais l’ombre de l’attentat du World Trade Center demeure. Avec une attention particulière accordée cette année aux victimes et plus seulement aux justiciers. Car survivre au drame, c’est déjà se comporter en héros. Kidnapped s’attache ainsi autant aux troupes déployées pour retrouver un jeune garçon enlevé qu’aux parents de ce dernier. Dans Jericho, les habitants survivants des explosions atomiques ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Quant à The Nine, elle aussi prématurément interrompue, elle traitait non pas de la sanglante prise d’otages en tant que telle, expédiée dans le premier épisode, mais de la façon dont les rescapés recomposaient par la suite leur vie. L’heure est moins à l’esprit de revanche qu’au besoin de panser ses plaies. Et il ne paraît pas innocent que, dans un tout autre registre, la comédie Help Me Help You s’intéresse aux thérapies de groupe, par le biais des patients du frapadingue Dr Bill Hoffman (Ted Danson). 
 
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Premier constat, on note une désaffection notable pour les trois grands genres dramatiques que sont les fictions médicales, judiciaires et policières. Si Grey’s Anatomy occupe toujours la tête des charts, les praticiens en blouse blanche semblent moins inspirer les scénaristes cette année avec la seule 3 lbs., qui s’intéresse à deux neurochirurgiens aux méthodes radicalement opposés. De même, du côté des tribunaux habituellement surpeuplés grâce, notamment, aux productions Dick Wolf (Law & Order), ça ne se bouscule pas. Les seuls bleus à plaider leur cause à la barre étaient, avant de disparaître, les avocats pour VIP de Justice et sont toujours les jeunes collègues du charismatique Sebastian Stark (joué par James Woods) de Shark. C’est surtout le polar qui évolue. Exit ou presque les cop shows traditionnels en commissariat. Dexter donne bien le change en prenant pour cadre la brigade criminelle de Miami mais cette série de Showtime est tout sauf un polar classique. Déjà parce que son personnage principal n’a pas de plaque : il n’est que consultant, expert ès tâches de sang. Surtout, parce qu’il est autant du côté de la loi que de celui des bad guys, se révélant la nuit tombée serial killer. Depuis The Shield, les frontières entre bons et méchants ne sont décidément plus aussi claires. On note d’ailleurs que deux séries ont choisi de faire la part belle aux escrocs : la très vite annulée Smith et ses braqueurs de haut vol, et The Knights of Prosperity, reportée à janvier, avec ses cambrioleurs bras cassés.

Finalement, le seul inspecteur à qui l’on a confié le rôle principal dans une série, et encore, sous couvert de fantastique, est Brett Hopper dans Day Break,  empêtré dans une journée qui se répète encore et encore. La formule est éprouvée, empruntée au film Un jour sans fin d’Harold Ramis. Elle est ici destinée à entretenir le suspense. Car c’est là l’une des tendances lourdes de cet automne sur laquelle il convient de s’attarder : des énormes hits que sont Desperate Housewives, Lost et Prison Break, les scénaristes ont retenu que pour durer mieux valait miser sur des dramas feuilletonnants. Les séries dont chaque épisode boucle une histoire type les Experts cèdent donc massivement la place à des shows à suivre, haletants. Un rien anxiogènes même, et artificiels. On citera l’exemple des personnages que rien ne rapproche au départ, qui se découvrent en fait des connexions insoupçonnées dans Six Degrees. Les coups de théâtre n’ont malheureusement pas suffi à maintenir cette dernière à l’antenne, pas plus que Day Break d’ailleurs. 

Du fed au surhomme, le besoin d’être rassuré 

Le flic délaissé et le suspense plus que jamais à la mode, il fallait bien un nouveau héros télé pour veiller sur les Américains. Or dans le sillage de FBI : Portés disparus, Numb3rs ou le récent Esprits Criminels, un autre genre de sentinelle s’est imposé : l’agent fédéral. On le retrouve aux commandes de Vanished, thriller retiré de la grille de la Fox construit autour de l’enlèvement de l’épouse d’un député, mais aussi de Standoff qui met en scène un couple de négociateurs du FBI, et dans une moindre mesure de Kidnapped, une autre histoire de rapt. Il semble bien que depuis le 11 Septembre, les scénaristes télé, envisagent la question de la sécurité comme un problème national et plus seulement local. D’où la relève confiée aux feds, ces limiers affranchis des frontières juridictionnelles et dotés de moyens suffisants pour contrer le crime organisé. Quand on ne réquisitionne pas carrément, dans la foulée de Superman revenu sur grand écran cet été, des surhommes. Comme dans Heroes, le grand hit de cette rentrée, série d’inspiration comics qui met en scène des personnages se découvrant des capacités hors du commun alors que le monde est près de subir une gigantesque catastrophe.

Le cataclysme dans Heroes a la forme d’une immense explosion dont l’épicentre se situerait de façon assez explicite à New York et qui fait le pendant aux champignons nucléaires coupant littéralement du monde une petite ville du Kansas dans le pilote de Jericho. Plus intimes sont les traumatismes subis par les personnages principaux de Vanished et Kidnapped, ou ceux de The Nine, confrontés à une prise d’otages dans une banque. Mais l’ombre de l’attentat du World Trade Center demeure. Avec une attention particulière accordée cette année aux victimes et plus seulement aux justiciers. Car survivre au drame, c’est déjà se comporter en héros. Kidnapped s’attache ainsi autant aux troupes déployées pour retrouver un jeune garçon enlevé qu’aux parents de ce dernier. Dans Jericho, les habitants survivants des explosions atomiques ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Quant à The Nine, elle aussi prématurément interrompue, elle traitait non pas de la sanglante prise d’otages en tant que telle, expédiée dans le premier épisode, mais de la façon dont les rescapés recomposaient par la suite leur vie. L’heure est moins à l’esprit de revanche qu’au besoin de panser ses plaies. Et il ne paraît pas innocent que, dans un tout autre registre, la comédie Help Me Help You s’intéresse aux thérapies de groupe, par le biais des patients du frapadingue Dr Bill Hoffman (Ted Danson). 
 
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Le couple, grand gagnant côté comédies

Bien plus légères sont les questions abordées par les autres comédies de la rentrée. Vieillir, autant que durer, semble préoccuper les scénaristes. Les deux protagonistes sexagénaires de Twenty Good Years y trouvent une raison de ne pas se laisser aller : décrétant qu’ils n’ont plus que deux décennies à vivre, ils ont décidé qu’il n’était que temps de profiter pleinement de leur existence. La révélation est plus douloureuse pour les quadras de The Class, anciens camarades de promo au lycée réunis à l’occasion d’une fête. Dans Happy Hour, c’est une rupture amoureuse que doit surmonter Henry, le héros. Largué par sa copine, il se retrouve contraint de goûter aux joies de la colocation avec un hurluberlu nommé Larry. Une situation pas très enviable surtout au regard de celle de Jeff et Steph dans 'Til Death, tout juste passés devant l’autel ? Pas sûr. En emménageant à côté d’un couple uni depuis des lustres, les deux tourtereaux vont un peu déchanter quant aux joies du mariage. Dans la foulée de l’excellent How I met your Mother, l’an passé, le couple est clairement un thème tendance de cette rentrée. Happy Hour et 'Til Death n’ont pas vraiment convaincu, mais on retrouve ce thème au coeur de Men in Trees dans lequel Anne Heche campe un coach personnel se proposant de dégoter à ses clientes l’homme de leur vie.

Enfin, le drama Standoff, pour s’intéresser aux affaires démêlées par ses deux agents fédéraux de héros, prête aussi une attention toute particulière aux relations amoureuses qu’ils entretiennent, arguant en guise de slogan classe que "Tout est affaire de négociation". Côté comédie, on remarque en revanche l’absence d’une figure classique, la famille, entendue dans son sens plus large. Pour ne pas dire "nucléaire" alors même que c’est plutôt à Jericho et à d’autres dramas comme Kidnapped qu’est laissé le soin de traiter cet incontournable de la série américaine. On pense à Runaway, série annulée mettant en scène un homme, Paul Rader, injustement accusé de meurtre et prenant du coup la fuite à la façon du Docteur Kimble dans Le Fugitif, mais en embarquant dans ses bagages femme et enfants. Impossible surtout de ne pas citer Brothers and Sisters, au titre programmatique, qui nous propose de partager le quotidien des Walker.

 
 

La société du spectacle

Reste un sujet auquel ont décidé de se frotter aussi bien des comédies que des dramas : l’industrie du spectacle, usine à rêves et fabrique d’un certain genre de héros, les vedettes. Passons sur très vite sur le soap burlesque à succès Ugly Betty, adaptation d’une telenovela colombienne, qui a pour héroïne une brillante jeune femme travaillant dans le monde de la mode, dont l’ambition est freinée par un physique peu engageant. Plus intéressantes en revanche deux séries construites autour du football américain semi-professionnel : The Game (sur The CW)  et Friday Night Lights (sur NBC). Si la première semble s’intéresser aux proches des joueurs, la seconde est davantage centrée sur l’équipe elle-même. Elles ont en tout cas en commun de se pencher sur l’importance accordée chaque semaine par des bourgades toutes entières à une simple rencontre sportive. Et accessoirement à ceux qui les disputent : des gamins pas toujours préparés à devenir des stars.

La télévision elle-même est auscultée par deux séries diffusées sur NBC, décidée à prouver qu’elle sait faire montre de recul vis-à-vis de sa propre programmation : la comédie 30 Rock avec Alec Baldwin et le drama Studio 60 on the Sunset Strip, écrit par Aaron Sorkin (À la Maison Blanche). Toutes deux suivent la carrière incertaine d’une émission, prétexte à une exploration critique des coulisses de la télévision américaine et de la façon dont on distribue l’american dream. Et la bonne nouvelle, c’est que 30 Rock comme Studio 60 devraient aller jusqu’au terme de leur première saison. L’affaire n’était pas gagnée d’avance. NBC s’inquiétait publiquement de leurs résultats très moyens. Mais la chaîne a décidé, au terme d’un parfait suspense de produire la totalité des épisodes commandés. Sauf ultime cliffhanger
 
 
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Automne 2006 : la série US renouvelle son stock de héros

Alors que les fêtes se profilent et que déjà certaines ont quitté l’antenne faute d’audience, l’heure est aux premiers bilans de la production automnale de séries aux États-Unis. S’il est encore un peu tôt pour se prononcer sur la qualité intrinsèque de chacune des presque vingt nouvelles fictions débarquées à la rentrée 2006, au moins peut-on se pencher sur les thèmes et genres abordées côté dramas et côté comédies...
Premier constat, on note une désaffection notable pour les trois grands genres dramatiques que sont les fictions médicales, judiciaires et policières. Si Grey’s Anatomy occupe toujours la tête des charts, les praticiens en blouse blanche semblent moins inspirer les scénaristes cette année avec la seule 3 lbs., qui s’intéresse à deux neurochirurgiens aux méthodes radicalement opposés. De même, du côté des tribunaux habituellement surpeuplés grâce, notamment, aux productions Dick Wolf (Law & Order), ça ne se bouscule pas. Les seuls bleus à plaider leur cause à la barre étaient, avant de disparaître, les avocats pour VIP de Justice et sont toujours les jeunes collègues du charismatique Sebastian Stark (joué par James Woods) de Shark. C’est surtout le polar qui évolue. Exit ou presque les cop shows traditionnels en commissariat. Dexter donne bien le change en prenant pour cadre la brigade criminelle de Miami mais cette série de Showtime est tout sauf un polar classique. Déjà parce que son personnage principal n’a pas de plaque : il n’est que consultant, expert ès tâches de sang. Surtout, parce qu’il est autant du côté de la loi que de celui des bad guys, se révélant la nuit tombée serial killer. Depuis The Shield, les frontières entre bons et méchants ne sont décidément plus aussi claires. On note d’ailleurs que deux séries ont choisi de faire la part belle aux escrocs : la très vite annulée Smith et ses braqueurs de haut vol, et The Knights of Prosperity, reportée à janvier, avec ses cambrioleurs bras cassés.

Finalement, le seul inspecteur à qui l’on a confié le rôle principal dans une série, et encore, sous couvert de fantastique, est Brett Hopper dans Day Break,  empêtré dans une journée qui se répète encore et encore. La formule est éprouvée, empruntée au film Un jour sans fin d’Harold Ramis. Elle est ici destinée à entretenir le suspense. Car c’est là l’une des tendances lourdes de cet automne sur laquelle il convient de s’attarder : des énormes hits que sont Desperate Housewives, Lost et Prison Break, les scénaristes ont retenu que pour durer mieux valait miser sur des dramas feuilletonnants. Les séries dont chaque épisode boucle une histoire type les Experts cèdent donc massivement la place à des shows à suivre, haletants. Un rien anxiogènes même, et artificiels. On citera l’exemple des personnages que rien ne rapproche au départ, qui se découvrent en fait des connexions insoupçonnées dans Six Degrees. Les coups de théâtre n’ont malheureusement pas suffi à maintenir cette dernière à l’antenne, pas plus que Day Break d’ailleurs. 

Du fed au surhomme, le besoin d’être rassuré 

Le flic délaissé et le suspense plus que jamais à la mode, il fallait bien un nouveau héros télé pour veiller sur les Américains. Or dans le sillage de FBI : Portés disparus, Numb3rs ou le récent Esprits Criminels, un autre genre de sentinelle s’est imposé : l’agent fédéral. On le retrouve aux commandes de Vanished, thriller retiré de la grille de la Fox construit autour de l’enlèvement de l’épouse d’un député, mais aussi de Standoff qui met en scène un couple de négociateurs du FBI, et dans une moindre mesure de Kidnapped, une autre histoire de rapt. Il semble bien que depuis le 11 Septembre, les scénaristes télé, envisagent la question de la sécurité comme un problème national et plus seulement local. D’où la relève confiée aux feds, ces limiers affranchis des frontières juridictionnelles et dotés de moyens suffisants pour contrer le crime organisé. Quand on ne réquisitionne pas carrément, dans la foulée de Superman revenu sur grand écran cet été, des surhommes. Comme dans Heroes, le grand hit de cette rentrée, série d’inspiration comics qui met en scène des personnages se découvrant des capacités hors du commun alors que le monde est près de subir une gigantesque catastrophe.

Le cataclysme dans Heroes a la forme d’une immense explosion dont l’épicentre se situerait de façon assez explicite à New York et qui fait le pendant aux champignons nucléaires coupant littéralement du monde une petite ville du Kansas dans le pilote de Jericho. Plus intimes sont les traumatismes subis par les personnages principaux de Vanished et Kidnapped, ou ceux de The Nine, confrontés à une prise d’otages dans une banque. Mais l’ombre de l’attentat du World Trade Center demeure. Avec une attention particulière accordée cette année aux victimes et plus seulement aux justiciers. Car survivre au drame, c’est déjà se comporter en héros. Kidnapped s’attache ainsi autant aux troupes déployées pour retrouver un jeune garçon enlevé qu’aux parents de ce dernier. Dans Jericho, les habitants survivants des explosions atomiques ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Quant à The Nine, elle aussi prématurément interrompue, elle traitait non pas de la sanglante prise d’otages en tant que telle, expédiée dans le premier épisode, mais de la façon dont les rescapés recomposaient par la suite leur vie. L’heure est moins à l’esprit de revanche qu’au besoin de panser ses plaies. Et il ne paraît pas innocent que, dans un tout autre registre, la comédie Help Me Help You s’intéresse aux thérapies de groupe, par le biais des patients du frapadingue Dr Bill Hoffman (Ted Danson). 
 

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