Par Sylvain Gourgeon & Emilie Semiramoth

C'est le tueur de tueurs de Miami qui essuie les plâtres de notre nouvelle rubrique gentiment polémique. Jugements définitifs, prospectives étayées ou fumeuses, mauvaise foi assumée et arguments imparables... Dexter au fil du scalpel.
Autour d'un débat hautement polémique, Générique(s) confie à deux de ses rédacteurs l'incroyable défi de confronter Dexter, le tueur en série le plus marquant de la télé, en jouant à la fois au procureur et à l'avocat du diable...

D'accord. Dexter n'aurait jamais dû se lier autant à Rita et à ses enfants, ni jouer à ce point la comédie avec ses proches. Le personnage est plutôt lâche et devrait davantage réfléchir aux conséquences de ses actes et vraiment chercher à soigner son addiction. Dexter ôte constamment la vie et visiblement, au-delà du prétexte un peu fallacieux d'œuvrer pour le bien, il en tire un plaisir personnel.

Pas d'accord. Bien qu'il soit le premier à l'ignorer, il y a bel et bien un coeur qui bat sous cette cuirasse de fer. Son humanité transpire malgré lui à travers un attachement sincère pour sa soeur qu'il aide même à ses dépens, les enfants de Rita, ses coéquipiers... Dex est une masse de contradictions, conscient de sa monstruosité et pourtant incapable de la laisser prendre le dessus. Il fait même preuve d'une immense compassion en accompagnant Camilla, amie de la famille, jusque dans ses derniers instants.