L’abc d’une actrice engagée
« Je suis vraiment pour la légalisation de la marijuana. Je ne pense pas que ça soit si controversé », déclarait Mary-Louise Parker en 2006, en recevant son Golden Globe de la meilleure actrice pour son rôle dans Weeds. Des paroles qui ont de quoi choquer l’Amérique puritaine et républicaine. Mais la belle n’en a cure. Elle assume ses convictions et sa liberté d’expression qu’elle s’est forgée au cours d’une carrière prolifique, indépendante, toujours loin du politiquement correct.

Dans les années 1990, la belle fait plus ample connaissance avec le cinéma, toujours avec parcimonie et exigence. On la voit dans « Beignets de tomates vertes » (1991), de Jon Avnet, deux fois nominé aux Oscars. Avec Cathy Bates, elle y livre les chroniques d'une petite ville d'Alabama de 1929 à nos jours. Suit « Grand Canyon » en 1992, de Lawrence Kasdan, qui rafle l'Ours d'or du festival de Berlin et deux nominations aux Oscars. A partir de 1993, Mary-Louise Parker obtient des seconds ou troisièmes rôles avec des grands réalisateurs : Anthony Minghella (« Mr Wonderful » en 1993), Woody Allen (« Coup de feu sur Broadway », avec John Cusak en 1995), Jane Campion (« Portrait de femme », avec Nicole Kidman et John Malkovitch en 1996). La comédienne ne craint pas d’écorner son image et affirme son engagement social en choisissant des films indépendants ou des sujets difficiles comme le long-métrage « Avec ou sans hommes », d’Herbert Ross (1995), qui croque la vie d’une lesbienne et d’une malade du sida. Ce goût du risque lui vaut l’admiration de la profession, mais sa carrière cinématographique peine à passer un palier. Qu’à cela ne tienne, Mary-Louise Parker poursuit son ascension au théâtre.
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Le numéro 17 de Générique(s) est en kiosques. En couverture, Lost et son personnage clef, livraison et éclairage scénaristique avec Damon Lindelof et Carlton Cuse, les deux showrunners de la série. En bonus : les interviews de Naveen Andrews (Sayid) et Jorge Garcia (Hugo). Pour l’été, la rédaction vous propose un zoom de près de 20 pages sur les X-Files de Chris Carter, et vous offre en prime un entretien avec le maître. Côté dossier : une radiographie conséquente du soap-opera. Egalement au programme de ce double numéro estival : les confessions de Tim Kring, créateur de Heroes qui revient sur l’échec de la saison 2 de sa série comic. Au rayon cahier critiques, Big Love (saison 2), Californication (saison 1), Engrenages (saison 2), mais aussi Meadowlands, Dirt, The L Word, The Office, My name is Earl, et les principales autres sorties de l’été. Enfin, côté Points de Vue : le générique de The L Word, un gros plan en forme de confrontation musicale au sommet entre David Bowie et Mick Jagger, les portraits de Gaïus Baltar (Battlestar Galactica) et Joséphine Karlsson (Engrenages), une séquence de [MI-5], un tour d’horizon de l’Italie et un Ma Série et moi par Emma de Caunes. La rédaction de Générique(s) vous donne rendez-vous pour une nouvelle saison à la mi-septembre.

