Docteur ès rire
C’est à l’université de Cambridge que la joyeuse troupe se rencontre en 1978. Hugh Laurie y entre pour suivre des études d’archéologie et d’anthropologie et pense y poursuivre sa carrière sportive. C’est un grand espoir de l’aviron britannique, comme son père, médaillé d’or de la discipline aux Jeux Olympiques de 1948. Malheureusement, une mononucléose l’éloigne des bassins. Mais le jeune Hugh est un agité. Enfant, il se battait très souvent et a même été sévèrement brûlé par une bombe à l'essence qu'il avait fabriqué à 10 ans. Impossible pour cette pile électrique de rester sans activité. Laurie intègre le Cambridge Footlights, le club de théâtre de la fac. Il y rencontre Emma Thompson, avec qui il flirte, et Stephen Fry, qui deviendra son meilleur ami. Pendant deux ans, James Hugh Calum Laurie de son vrai nom, aiguise sa plume et son jeu d’acteur au sein de cette troupe. L’année 1980-81, il devient président du club et leur spectacle est retransmis sur la BBC.
L’esprit des Monty Python
L’agitateur opère aussi avec un autre complice, Rowan Atkinson (le futur Mr Bean), dans une série complètement loufoque La Vipère noire (1986-1989), Blackadder en VO. Laurie s’y régale en prince George, grand dadet perruqué et maquillé. Les personnages sont devenus cultes. L’exquise collaboration de ce duo s’est prolongée sur grand écran en 2000 dans la comédie Maybe Baby.
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Le numéro 17 de Générique(s) est en kiosques. En couverture, Lost et son personnage clef, livraison et éclairage scénaristique avec Damon Lindelof et Carlton Cuse, les deux showrunners de la série. En bonus : les interviews de Naveen Andrews (Sayid) et Jorge Garcia (Hugo). Pour l’été, la rédaction vous propose un zoom de près de 20 pages sur les X-Files de Chris Carter, et vous offre en prime un entretien avec le maître. Côté dossier : une radiographie conséquente du soap-opera. Egalement au programme de ce double numéro estival : les confessions de Tim Kring, créateur de Heroes qui revient sur l’échec de la saison 2 de sa série comic. Au rayon cahier critiques, Big Love (saison 2), Californication (saison 1), Engrenages (saison 2), mais aussi Meadowlands, Dirt, The L Word, The Office, My name is Earl, et les principales autres sorties de l’été. Enfin, côté Points de Vue : le générique de The L Word, un gros plan en forme de confrontation musicale au sommet entre David Bowie et Mick Jagger, les portraits de Gaïus Baltar (Battlestar Galactica) et Joséphine Karlsson (Engrenages), une séquence de [MI-5], un tour d’horizon de l’Italie et un Ma Série et moi par Emma de Caunes. La rédaction de Générique(s) vous donne rendez-vous pour une nouvelle saison à la mi-septembre.

