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Teri Hatcher (États-unis) :
08/12/1964

Le secret d’un come-back réussi

Retour sur le destin de l'une des principales "Desperate Housewives", qui, à l'origine, ne se destinait pas au métier de comédienne.
Teri Hatcher a grandi dans ce cadre familial qui favorise la volonté de gagner. Son père est physicien nucléaire et sa mère programmatrice de logiciels. Elle n’est pas une enfant de la balle mais plutôt la progéniture d’un couple qui mise sur le travail bien fait, l’envie de réussir dans un domaine particulier, de se spécialiser, de s’élever dans une profession.
 
Notre battante est née en 1964 à Sunnyvale, en Californie, dans cette structure éducative solide. Cela lui donne très tôt les clefs du dépassement de soi. D’abord dans les études. Elle sort diplômée du lycée de Fremont. Alliant réussite scolaire et sociale, elle est élue, comme un signe futur, la fille la plus propice à devenir une "Solid Gold Dancer", une danseuse en or massif. Peut-être que son entourage sent-il à l’époque qu’elle tend à être connue ? Teri Hatcher continue sur sa lancée, bien décidée à suivre les pas de ses parents et entre au De Anza College. Elle y commence une licence en mathématiques, option ingénierie, pour devenir astronome au début des années 80.
 
Une révélation faite au magazine Vanity Fair, dans son numéro de mars 2006, explique son changement de voie qui l’a conduite à aller aux cours de l’American Conservatory Theater. Teri Hatcher raconte qu’elle a été abusée sexuellement par le mari de sa tante entre ses cinq et huit ans. Cet aveu fait tardivement, à 41 ans, est une des clés qui explique son engouement pour la comédie. En effet, cette souffrance l’amène à vouloir extérioriser les angoisses qui y sont liées et quoi de mieux que l’art pour cela ? Puis le hasard des rencontres fait le reste, contribuant à la faire connaître du grand public. 

Celle qui revient

Ses blessures secrètes l’ont tenue un temps éloignée des planches et des feux de la rampe. Il a suffi qu’elle s’en approche par curiosité et sans réelle conviction pour que le métier d’actrice l’emmène dans son sillon. Ce ne sont pas ses cours de théâtre qui l’ont fait remarquer. Un jour qu’elle accompagne une amie à un casting, c’est elle qui est retenue. C’est d’un classicisme, mais le hasard ne fait-il pas bien pas les choses ? Il suffit de s’attacher à ce genre de signes du passé pour expliquer pourquoi tel acteur et pas un autre, pourquoi Teri Hatcher et pas une autre. Le casting en question concerne La croisière s’amuse d’Aaron Spelling. Elle y fait d’abord des apparitions récurrentes puis elle est engagée pour jouer Amy, un membre de l’équipage du Pacific Princess sur la saison 9 (1985-86). Comme beaucoup de ses personnages par la suite, jusqu’à celui de Susan Mayer dans Desperate Housewives en 2004, Amy est une battante au cœur doux. On peut encore revenir à son passé pour raconter cette volonté. Rappelons qu’elle était en 1984 cheerleader (pom pom girl) des 49ers de San Francisco, la célèbre équipe de football américain. C’est un symbole de la volonté de s’élever, d’emmener son monde avec soi, de créer l’enthousiasme et le dynamisme. À la même époque que La croisière s’amuse, elle est contactée pour jouer Penny Parker, l’amie délurée de MacGyver dans la série du même nom (1985-92) créée par Lee David Zlotoff. Ensuite, l’actrice disparaît des écrans quelque temps. Mais c’est partir pour mieux revenir, même si ce ne sont que de petits rôles dans des films sans prétention qui l’attendent. En 1989, elle se retrouve en starlette sexy et égoïste à l’affiche de The Big Picture de Christopher Guest et en 1990, elle joue la sœur de Sylvester Stallone dans Tango et Cash d’Andrei Konchalovsky. Ce ne sont là que de brefs retours qui ne témoignent que d’une chose, la volonté. Teri Hatcher se forge dans l’attente, ne désespère pas et positive encore davantage.
 

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