L'écrivain de séries
Né à Sunnisyde dans l'état de Washington en 1965, Rob Thomas déménage au Texas à 10 ans. Etudiant, il semble plutôt agité, s'impliquant d'abord dans le football américain puis, une fois à l'université du Texas, comme apprenti guitariste en créant un groupe avec des amis. En parallèle, il décroche une licence d'histoire et devient, à partir de 1988 et pendant cinq ans, professeur au sein d'une école de journalisme à San Antonio, toujours au Texas. Etouffé par l'enseignement, il profite des week-end pour libérer son inspiration grâce à la musique jusqu'à obtenir une jolie renommée.
A 29 ans, sa vie commence concrètement à bouger quand il accepte un poste à Channel One : direction Los Angeles. Mais son emploi l'ennuie tellement qu'il se met à écrire une page tous les matins de son premier roman. Un an plus tard, Rats Saw God était né. Il trouve rapidement un agent et un éditeur qui lui fournit une avance pour achever son deuxième livre : Slave Day.

Le passage au petit écran
Deux éléments clé vont le faire basculer progressivement vers le monde de la télévision. C'est d'abord l'appel de Jeff Sagansky, ancien président de CBS, qui lui propose d'intégrer l'équipe de scénaristes derrière My So-Called Life. Malheur pour Rob Thomas : la série est annulée avant qu'il ne puisse se mettre à l'oeuvre.
Thomas s'exile alors en Irlande pour écrire un nouveau roman, Satellite Down, dans lequel il raconte les péripéties d'un jeune journaliste qui essaye de se faire une place dans le monde de la presse. Limite autobiographique. Avec toujours en tête ce que lui avait dit Sagansky au téléphone : "Si tu as des idées un jour, envoie-les-moi." Et il en eût.
Au bout d'un an, il lui fait parvenir le scénario de Fortune Cookie -qui d'ailleurs deviendra un film indépendant. Jeff Sagansky est séduit et l'invite aussitôt à New York. La rencontre lancera les fondations de Cupid (photo ci-dessus), la première série de Rob Thomas. Mais sa production est mise en attente lorsque Sagansky trouve à Rob Thomas une place dans l'équipe de scénaristes de Dawson. Même s'il ne s'y éternisera pas, sa carrière télévisuelle est désormais bien lancée.
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Le numéro 15 de Générique(s) est disponible en kiosques et en ligne. Le Royaume-Uni est à l’honneur en couverture avec un dossier sur sa production, plus riche que jamais, qui en fait incontestablement l’autre pays des séries. Le zoom du mois porte sur Nip/Tuck, la série de Ryan Murphy ne fait pas l’unanimité auprès de la rédaction de Générique(s), qui décortique les cinq saisons de la série provoc de FX. Egalement au menu : Jean-Pierre Jeunet rend son verdict sur Pushing Daisies. Alors ? Hommage ou plagiat de son Amélie Poulain ? La réponse dans nos pages. L’écrivain George Pelecanos revient sur son expérience en tant que producteur et scénariste sur The Wire alors que Cynthia Mort nous parle de sa série, Tell me you love me. Rayon cahier critique, 30 Rock est la sortie du mois, accompagnée entre autres de Destination Danger, Doctor Who ou encore How I met your mother. Pour terminer en beauté ce numéro : l’analyse du générique du Prisonnier, un portrait du ténébreux Jack Malone et plein d’autres choses encore. Bon Générique(s) à vous.
