Le 11/02/1969

Toute son enfance est bercée dans la ville de l'art contemporain, New York. Dès l'âge de onze ans, elle étudie à la Rudolf Steiner School. Une anecdote dévoile le premier signe de sa fibre artistique indéniable, elle y peint une toile qui est toujours exposée au New York Metropolitan Museum of Art. Mais c'est la comédie qui aura raison de sa sensibilité. Les années passent et lui confèrent cette beauté cinématographique à l'accent exotique du fait de ses origines grecques et son univers se précise dans le jeu d'acteurs. Jennifer Aniston, une déesse grecque en Amérique.

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Difficile d’y échapper, une enfant de la balle qui grandit avec un père et une mère acteurs ne peut que suivre la voie de la comédie. L’homme de la maison, John Aniston, de son vrai nom Anastassakis, est un des personnages clés du feuilleton Des jours et des vies. Un clin d’œil est fait à sa fille des années plus tard dans Friends, lorsqu’elle devient Rachel et que Joey (Matt Le Blanc), acteur de son état, obtient un rôle dans un soap du même nom. Une référence à consommer entre aficionados de Jennifer et de Friends. Autre héritage touchant, le parrain de la belle n’est autre que Telly Savalas, le premier lieutenant de la télévision à faire de la calvitie, un style nouveau et non plus une tare. Un grand type baraqué, à la voix caverneuse, au crâne rasé, amateur de sucettes et de cigares que l’on découvre sous les traits de Kojak.

Les "petits papiers" de la famille sont remplis de "gourmandises cultes" qui ont de quoi donner très tôt, ce joli sourire à Jennifer et sa vocation. Autre exemple, lorsqu’elle entreprend de suivre des cours de comédie, c’est à la New York’s High School of the Performing Arts, rendue célèbre par Fame, la série adulée des artistes en tous genres. Tout autour d’elle se rapporte de près ou de loin à une série, que cela soit son père, son parrain ou elle-même au cours de son apprentissage. Une curiosité qui nous arrive à tous sous d’autres formes et qui nous fait dire que parfois, la vie réserve son lot de surprises. C’est du moins ce que doit penser (osons le croire) Miss Aniston lorsqu’elle est sélectionnée pour le casting de Friends.

La renommée

Cela aurait pu être un film mais c’est une série qui permet donc à l’actrice de rencontrer le succès. Les signes peuplent déjà son passé et son entourage. Au départ, elle est retenue pour interpréter le personnage de Monica Geller (Courtney Cox), une fille maniaque et dépressive mais attendrissante. Elle doit convaincre, mains et poings liés, les créateurs de la série, les pontes Martha Kauffman et David Crane, que le rôle ne lui correspond pas. Elle, si pétillante et légère ne peut s’embarrasser d’une telle carapace qui convient, force est de le constater, mieux à Courtney. Jennifer est bien Rachel, les deux se mêlent admirablement. Leurs caractères sont proches, qualité indispensable pour tenir la longueur sur prés de dix ans et ne pas devenir schizophrène. En effet, mieux vaut pour jouer dans une série, choisir un personnage au plus près de soi afin que le plaisir de l’interprétation soit perceptible dans le temps. La démarche est sensiblement différente pour un film, lieu d’épanouissement des performances d’acteurs, le format court le permet. Une série est un marathon et pour le tenir, il faut savoir chausser les bonnes chaussures. En interprétant le rôle, Jennifer fait ressortir le meilleur d’elle-même, notamment en popularisant la moue si particulière de Rachel Green lorsqu’elle est émue, le front légèrement plissé et le regard penaud. Cette marque de fabrique lui assure l’amour des spectateurs et des critiques. On ne compte plus les récompenses accumulées. Citons en porte drapeau, parmi la vingtaine de statuettes reçues, l’Emmy Award 2002 et le Golden Globe 2003 de la Meilleure actrice dans une série comique.