Au u début du XIXe siècle, l’Opéra de Paris, surnommé aussi « Académie Impériale de Musique » depuis les années 1804 est la plus grande et belle salle de spectacle de Paris avec 2000 salles. Mais, depuis le Consulat, Napoléon n’a cessé de s’investir personnellement à cette institution par amour pour le théâtre et la musique. En revanche, en regardant de près, nous constatons que l’implication du premier consul à ce théâtre d’exception était de contribuer au rayonnement des Arts et des Lettres dans le but de disposer d’un excellent outil de propagande pour construire sa légende (François-régis Tz)

La sauvegarde de l’Opéra sous Napoléon

Dès son arrivée à la tête du Consulat, Napoléon a tenu à rendre à l’Académie royale de Musique tout son éclat ancien. Il réorganise ainsi l’administration en enlevant l’Opéra sous la tutelle du ministre de l’Intérieur et en mettant en place une forte subvention pour redresser l’institution. Selon le récit de Tézé François-Rgis, dans le cadre de cette réorganisation, trois décretsont été arrêtés entre 1806 et 1807 concernant le paysage théâtral limitant le nombre des salles.

Ainsi, le Règlement du 25 avril 1807 donnait à l’Opéra de Paris le monopole sur la musique vocale en langue française dans la région parisienne. L’Opéra-Comique quant à lui devait alterner des textes chantés et des textes parlés, l’Opéra-Buff se consacrait aux œuvres écrites en italien et les quatre théâtres secondaires étaient limités à des couplets sur des airs connus.

Le regard de Napoléon sur l’Opéra de Paris

Derrière cette réorganisation se cachait une volonté de contrôler cette institution par l’Empereur, car aucun opéra ne pouvait se jouer et écrit sans son consentement. Il contrôlait même les affiches qui devraient être constitués de pièces en langue française avec des sujets dont les principaux personnages sont des héros, des rois ou des dieux etc. Une manière pour lui faire briller sa politique par des spectacles minutieusement sélectionnés.

François-Régis